Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


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mardi 31 mai 2011

300 millions de choux chinois... et une salade comme ça

Au risque de me répéter, le truc avec le panier bio, c'est que ça donne l'opportunité de cuisiner des légumes qu'on n'aurait pas forcément mis dans notre panier de consommateur stressé de l'hyper-méga-marché...

Parfois il y a le légume de l'espace.

Parfois il y a aussi le chou chinois.

Mais comme cela fait longtemps qu'on a dépassé le stade de la soupe pour cette saison vous et moi, on va plutôt essayer d'en faire une salade qui rafraichira les plus déshydratés d'entre nous... (soit à ce moment T, les habitants de 56 départements...)
Et ce avec une rapidité à laisser Arturo Brachetti pantois, donc tout bénéf pour cette recette pas bégueule, estivale et aux parfums d'Asie qui nous emmènera loin loin de nos soucis quotidiens, le temps d'un repas, et c'est....déjà pas mal.

Ingrédients (pour une très très grosse salade...light!)

  • 1 énorme chou chinois
  • 2 carottes
  • 1 concombre long
  • 1 poignée de cacahuètes salées concassées grossièrement par vos fines mains
  • 6 à 8 CS à soupe de sauce soja
  • 1 CS d'huile de sésame
  • 1 CS d'huile de colza
  • le jus d'un citron vert
  • de la coriandre à volonté
  • poivre

Lavez le chou chinois et enlevez les feuilles abimées et habitants indésirables en bouche au besoin.
Coupez le en 2 dans le sens de la longueur, et émincez le finement en lanières.
Versez dans votre saladier gigantesque que même pas un jour vous auriez cru le remplir à ras bord.

Épluchez les carottes, rincez les et coupez les en petits bâtonnets.
Versez dans l'auge.

Rincez très précautionneusement le concombre, séchez le et coupez le en 4 dans le sens de la longueur toujours. Épépinez et détaillez le en cubes moyens. Hop dans le saladier aussi.

Mélangez doucement les légumes.
Dans un bol à côté, versez votre sauce soja et le jus du citron vert (plus le jus d'un citron jaune pour ceux qui aiment follement ce petit agrume, ça fait pas de mal...). Ajoutez les deux huiles et émulsionnez vivement.

Versez la sauce en pluie sur la salade et mélangez délicatement. Ajoutez un plein bouquet de coriandre (ou le contenu presque entier d'un paquet surgelé... quand y a de la gêne y a pas de plaisir...)
Mélangez et saupoudrez des cacahuètes concassées juste avant de servir.

 


Prenez une bouchée, fermez les yeux, et transportez-vous. Go to your happy place.
Ou vous pouvez plutôt aller le voir lui, par exemple.
Pas bégueule aussi, comme notre salade.
Et puis ça fait du bien de voir des gens pour qui le patte d'eph n'était pas une réédition.
Du coup on se sent moins con, avec le nôtre, en 2011.


lundi 23 mai 2011

Banana bread de jouvence au gingembre

Oui parfaitement de jouvence.



Parce que sur l'ensemble des bananes que l'on achète, il y en a bien toujours 1/3 qui finissent trop mûres. Toutes ridées, tachées et pas belles, diraient les gnomes.

Mais quand on a des gnomes justement, il est impératif d'ériger en principe éducatif salvateur le mantra « c'est pas parce que l'on est ridée et tachée mûre que l'on ne peut rien faire de nous ». Une question de survie de l'égo, dirons nous.
Donc on se radine régulièrement à la sortie de l'école avec un banana bread tout frais et qui embaume.

Il y a bien longtemps, Estérelle avait publié un billet salvateur lui aussi, résumant en quelques lignes et liens toutes les recettes sympathiques de banana bread fleurissant dans la blogosphère.

Il y a bien longtemps aussi que j'avais jeté mon dévolu sur celle-ci, anticipant le moment funeste où je commencerais moi même à avoir des rides.

Ce jour n'est toujours pas arrivé (ah ah) mais j'entretiens cette recette comme ma peau.
Et je la peaufine de jour en jour (ah ah).

Donc pas de ride du lion, pas de pattes d'oies, mais un gâteau épicé, fondant et gourmand que l'on dévore avec un bon café.

Et non ma chérie, ceci n'est pas une tâche c'est un bouton. Je suis encore assez jeune pour avoir des boutons. Si, si je t'assure. Tout est relatif tu verras.

Ingrédients

  • 250 g de farine à poudre levante incorporée
  • 100 g de vergeoise brune
  • 1 CS de miel de forêt (ou tout autre pourvu qu'il soit un peu fort)
  • 2 oeufs
  • 85 g de beurre fondu
  • 2 bananes mûres (et non pas ridées et pas belles)
  • 1 pomme râpée (elle peut être aussi ridée et pas belle tiens, c'est encore plus récup')
  • 25 g de gingembre râpé
  • 100 ml de lait ribot
  • 1 cc de muscade moulue
  • 1 cc de cannelle
  • 1 pincée de sel

Préchauffez votre four à 180°.

Préparez tous vos ingrédients dans différents récipients, pour vous croire dans votre propre émission culinaire (« je suis Cuisine TV à moi toute seule, je suis Cuisine TV et j'me fends la gueule » ça fait rester jeune... dans sa tête)
Dans un premier saladier, mélangez vos ingrédients secs, à savoir la farine, le sel, la vergeoise brune ainsi que les épices.

Dans un autre saladier râpez la pomme et le gingembre.

Ajoutez à cette préparation les bananes réduites en purée à la fourchette, ainsi que le lait ribot, le miel, les deux œufs et le beurre fondu, puis mélangez énergiquement (à la hauteur de votre dynamisme et de votre jeunesse quoi).
Puis versez les ingrédients liquides dans les ingrédients secs et mélangez au fouet.
Versez l'appareil dans un moule à cake préalablement beurré et enfournez pour 45 minutes.

Allez rendre une petite visite à votre bande de jeunes préférée, nostalgique du temps où personne n'avait de rides (même pas lui).

Sortez le gâteau du four. Laissez le dans son moule pendant une petite demi heure, puis démoulez sur une grille et attendez son complet refroidissement pour le servir pour le goûter.

Si on récapitule, vous êtes en train de prendre le goûter, il y a des fruits gorgés de vitamines, des épices à réveiller un mort, du gingembre bien connu pour son côté stimulant, le fait de touiller énergiquement a fait ressortir les triceps que vous n'aviez pas vu depuis Noël, et vous avez eu l'occasion de chanter à tue-tête l'absolutely meilleur of Mister Renard dans ses plus vertes années.
Et en plus vous parlez la bouche pleine.
Pas de doute vous êtes jeune.
Jeune des années 70-80.
Mais jeune quand même.

Puissant ce gâteau.




samedi 21 mai 2011

Salade anglaise à l'italienne, ou quand la Méditerrannée ne veut pas lâcher prise...

La Méditerranée, quand vous l'avez dans la peau, vous êtes cuits, elle ne vous lâchera pas...

Même après des années de polissage, de métissages divers et variés, elle aura toujours tendance à resurgir... que vous le vouliez ou non.

Dans votre capacité limitée à supporter les chocs thermiques (soit passer un hiver à Paris ou Lille, ou passer l'hiver tout court), dans votre langage qui fleurit brusquement dès que l'on vous met derrière un élément motorisé quel qu'il soit, dans la façon d'évoquer ces « roses jaunes » pas tout à fait pareil qu'ailleurs, dans une certaine tendance à la mauvaise foi que vous essayez de combattre mais il est dur d'éradiquer le Mal à la racine...

Et dans votre cuisine bien entendu.
Vous luttez pour ne pas inonder le Monde de basilic et d'huile d'olive, pour ne pas vous gaver de burrata et de yaourt à la grecque dès que vous en trouvez des vrais, et il vous faut une grande force de caractère pour ne pas incorporer à tous vos gâteaux de la poudre d'amandes, de la cannelle, des figues ou des dattes.

Mais parfois le combat est perdu, parce que vous avez relâché l'attention juste un moment et que ça a suffi.
Ici ca a été le coup de Jarnac de la Botte.

Une salade anglaise.
J'avais tout dans mon frigo, 4,3,2,1 partez aujourd'hui c'est British Day.

Sauf que non.
En chemin, j'ai du manquer un virage, j'ai atterri bien plus au Sud. Encore une fois.


Bon au final c'est pas mal non plus, une salade anglaise à la méditerranéenne. La mondialisation qu'ils appellent ça.
Yummy mama!

Ingrédients (pour 4 personnes, en plat principal)

  • 350 g de lentilles blondes
  • 200 g de garden peas surgelés(les gros petits pois de chez Picard!)
  • 8 tranches de bresaola
  • 150 g de fêta
  • 1,5 CS d'origan
  • Quelques feuilles de basilic hachées
  • 3,5 CS de vinaigre balsamique
  • 2 cc de moutarde à l'ancienne
  • 1,5 CS d'huile d'olive
  • Sel, poivre

Faites cuire les lentilles blondes pendant 35 min dans l'eau bouillante non salée, égouttez et rafraichissez les, puis réservez. Faites cuire les petits pois pendant 7 min dans l'eau bouillante, et passez les sous l'eau froide immédiatement après pour qu'ils restent bien verts.

Une fois que les légumineuses sont prêtes, mélangez dans un grand saladier les lentilles et les petits pois. Rajoutez la fêta coupée en dés, et la bresaola coupée en fines lamelles.
Saupoudrez le tout de l'origan et du basilic haché.

Dans un bol à côté, mélangez le sel, le poivre et la moutarde avec le vinaigre balsamique.
Puis émulsionnez énergiquement avec l'huile d'olive.
Versez la sauce dans le saladier et remuez délicatement.

Réservez au frais une petite demi-heure pour que les parfums aient le temps de se développer.

Une salade à la fois rafraichissante et roborative. Mais surtout tellement diététiquement correcte qu'elle vous permettra sans vergogne de vous servir deux fois du dessert...

Oui vous savez le dessert, du tiramisu aux spéculoos et au golden syrup.
C'est ça qui est bien avec la mondialisation, c'est que ça marche dans les 2 sens.

mardi 17 mai 2011

Granolas maison à la fleur de sel... pour le défi cuisine Home Made !

Pépito lovers de tous poils, passez votre chemin, vous risquez de perdre la foi...!

Latin lovers avec plein de poils, passez votre chemin aussi, car ingérer ce type de nourriture terrestre rajoutera surement un rang disgracieux à vos tablettes de chocolat.
A moins que vous ne soyez le sosie de Georges Clooney, auquel cas envoyez une photo de vous à clap-your-hands-and-say-Georges@zazous.com pour me laisser en juger. Étant donné que je suis moi même le sosie de Brad Pitt, le true love de Georges, on pourra se passer de fort sympathiques soirées crapette/anisette.

Et enfin, si vous êtes Georges Clooney, cliquez sur le lien pour contacter l'auteur.

Bref, tout ça pour dire que si vous ne faites pas partie de l'une ou l'autre de ces catégories, vous connaissez (surement) et aimez (surement passionnément) les Granolas autant que moi.

Mais oui, rappelez-vous, ce petit sablé crousti-fondant un peu salé, nappé d'une délicieuse couche de chocolat (noir forcément pour les puristes du Granola!!), inventé par LU en 1970, et dont le succès ne s'est jamais démenti à tel point que le slogan qui l'accompagne aujourd'hui est « Ne pariez jamais que vous n'en mangerez qu'un » (sic).

Voilà, celui-là même. Je sens l'émotion vous gagner. Moi aussi, j'avoue, j'avais arrêté d'en acheter il y a des années. Et pour cause, pour une fois, les mecs du marketing avaient testé leur produit à fond, il est effectivement impossible de n'en manger qu'un. Ni même 2. Il faut toujours manger la boîte entière. Alors j'ai arrêté.
Cold turkey, comme disent nos amis anglo-saxons. Et Georges si tu me lis (allez click darling, contact, là en haut à droite...)

Mais en voyant le défi cuisine Home Made « Les goûters industriels faits maison » organisé par Recettes de Cuisine, j'ai senti monter en moi la fever du Granola (en franglais dans le texte).

Peut être était-ce le meilleur moyen de décrocher définitivement.
Trouver une recette maison qui se rapproche suffisamment de ces sablés qui ont coûté tant de Cellu-M6 à une frange de l'humanité, pour enfin, accepter de les laisser partir...

Ou de tous les boulotter, parce que si c'est fait maison, c'est meilleur pour la santé! Yeah!

C'est donc avec beaucoup d'émotion que je vous présente, les Granolas maison à la fleur de sel...! (Georges click damned! You Florence Foresti!)

Et oui, je tiens à préciser que le verre à anisette a son importance sur la photo, ce n'est ni une incitation à consommer sans modération du lait pour le goûter, ni un appel du pied pour mes soirées crapette.
C'est l'élément qui m'a servi à façonner mes biscuits, d'un diamètre de 5,5cm. Les Granola industriels ont un diamètre de 6cm. Bon voilà il fallait le dire.

Ingrédients (pour une trentaine de biscuits, soit l'équivalent de 2 paquets entiers de Granola! On sait finement gérer les addictions chez Lefèvre Utile, euh pardon Kraft Foods Inc.)

  • 220 g de farine blanche (T45 ici)
  • 30 g de farine complète
  • 40 g de sucre
  • 110 g de beurre froid, coupé en petits morceaux
  • 2 cc de bicarbonate de sodium
  • 5 g de fleur de sel
  • 40 g de lait froid
  • 70 g de bon chocolat noir

Mélangez dans un saladier assez grand les farines, le bicarbonate, le sel et le sucre.
Incorporez alors vos petits morceaux de beurre dans la pâte et mélangez du bout des doigts chaque parcelle de beurre avec le mélange farineux, afin de former un sable assez fin. Plus vous malaxerez ce sable, plus il aura tendance à s'amalgamer (action combinée du gluten et de la chaleur résiduelle dégagée par vos mains!) Donc n'hésitez pas et patouillez longtemps, en écrasant chaque petit morceau de beurre et en serrant la pâte dans vos mains régulièrement.

Le mélange ici obtenu est donc très sablé mais ne se tient pas encore, c'est là qu'il faut ajouter le lait froid en filet et continuer à malaxer dans le même temps...

Le liquide progressivement incorporé va permettre de bouler la pâte.

Une fois qu'elle vous paraît homogène, roulez là en boule dans un film alimentaire et réfrigérez pendant au moins 2 heures. Voire toute une nuit (comme ici).

Lorsque ce laps de temps est écoulé, sortez là du frigo une bonne demi-heure avant de façonner les biscuits, pour qu'elle soit plus facile à étaler.

Préchauffez votre four à 180° chaleur tournante.

Abaissez la pâte (au besoin en la malaxant encore un peu si elle est trop dure, mais pas trop sinon elle sera plus fragile et vos sablés se déformeront quand vous les découperez) sur une épaisseur d'environ 4 à 5 mm (au pif, j'ai pas pris mon mètre hein!)

Munissez vous d'un emporte pièce rond, ou d'un verre à pastis, ou de ce que vous voulez pourvu que ce ne soit pas trop large.

Imaginez vous dans l'atelier de Lefèvre Utile en 1970 et découpez vos biscuits.
Puis rétrogradez en 1958 et faites des trous, des p'tis trous, encore des p'tits trous... sur chaque biscuit.

Posez les sur une plaque de cuisson (pas besoin de trop les espacer ils restent sages) et mettez les au frigo 5 min.
Puis enfournez les pour une cuisson de 10 à 12 min, il faut qu'ils soient dorés.
Laissez refroidir sur une grille.

Pendant ce temps, faites fondre votre chocolat noir au bain marie (en le tempérant si vous savez faire et/ou avez un thermomètre. Moi je n'en ai pas encore donc mes sablés ne seront pas brillants une fois refroidis.)
Une fois que vos biscuits sont froids, nappez les de chocolat et mettez les de côté afin que le nappage durcisse (ça prend longtemps en fait, bien 3 heures ici. Je ne dis pas que certains n'ont pas été mangés avant...).

Dégustez avec un verre... de lait.


Et remerciez le Ciel, la Terre et Georges d'être accros à ça. Parce que c'est trop bon!
Le Granola croqué qu'on voit sur la photo est un industriel, pour comparer.

  Le lapin qu'on voit sur l'autre photo est un lapin, pour rigoler.


Je m'en vais brûler le Cellu M6, j'ai choisi mon camp camarade!
Granola lover, for ever.

lundi 16 mai 2011

Golden syrup et manucure...ou Cornish fairings au robot !

Le temps est décidément une chose toute relative.

Objectivement on peut dire que se vernir les ongles des mains et des pieds, ça prend quoi, à tout casser? 30 min?
Et 30 minutes, à l'aune d'une vie, même à l'aune d'une simple semaine, c'est quoi? Un grain de poussière au pied de Stonehenge disons.

Mais étrangement, depuis que j'ai eu l'idée saugrenue d'apporter ma modeste contribution à la survie de l'espèce humaine, ce grain de poussière a plutôt pris les proportions de l'astéroïde monstrueux qui a du détruire les dinosaures, parce que bizarrement pas moyen de le caser dans mon programme.
Ce doit être encore un coup de Morgane.

Donc (eh oui cher internaute je vous assure que ce billet va bien quelque part...), lorsque miracle des miracles, mon set de griffes a pu être enfin colorié au complet (pas arrivé depuis l'été 2008 tiens!), c'est pas pour être bousillé dans la demi heure qui a suivi parce qu'aujourd'hui j'avais décidé de faire des biscuits.

Qui collent.
Beaucoup, beaucoup.

Qu'a cela ne tienne, ils seront donc fait au robot.
Ou quand la technologie vient au secours de la futilité.
Et même que c'est bon tiens.

Pour en revenir aux biscuits en question, ils viennent de Cornouailles, la patrie du Roi Arthur et de ses fées. Et ils utilisent donc THE ingrédient qui colle aux doigts mais qu'il fallait impérativement liquider autrement qu'en le dégustant tous les matins à la petite cuillère, j'ai cité le fameux Golden Syrup. Autrement dit une sorte de sirop de sucre de canne au goût prononcé de caramel.

Très utile pour la piste aux étoiles.
Très utile également pour les biscuits des fées, les Cornish Fairings, petits soleils épicés et caramélisés à souhait, dont on pouvait se régaler dans les foires de Cornouailles d'où leur nom (je vous invite à lire le très intéressant billet de Baking for Britain à ce sujet)

La recette que j'ai utilisée vient, elle, d'une fée des biscuits, j'ai cité... Camille, qui elle, les réalise à la main.

Mais bon ce jour là j'avais déjà énormément donné de ma personne en faisant de la pâte à modeler avec les gnomes, donc le sens du sacrifice a aussi ses limites.

Ingrédients (pour une trentaine de biscuits)

  • 200 g de farine
  • 100 g de beurre salé froid
  • 80 g de sucre en poudre (je les ai par ailleurs trouvés trop sucrés, la prochaine fois ce sera 40 g ici...)
  • 6 CS de Golden Syrup
  • 2 cc de levure chimique
  • 1 cc de bicarbonate
  • 2 cc de gingembre moulu
  • 1 cc de mélange d'épices pour pain d'épices


Préchauffez votre four à 180°.

Mélangez à vitesse moyenne dans le bol de votre robot la farine, les épices et le sucre.
Coupez le beurre en très petits morceaux (et j'insiste sinon vous serez obligée d'y mettre votre jolie main manucurée...).
Disposez le beurre harmonieusement sur le mélange de farine, d'épices et de sucre, et laissez le robot mélanger à vitesse moyenne toujours, pendant 3 ou 4 minutes de façon à obtenir un sablage qui vous paraisse assez fin.

Ajoutez alors les cuillères de Golden Syrup, et là effectivement on voit bien que ça colle.
Relancez le robot et laissez lui faire le sale boulot.

Au bout d'un moment vous verrez, la pâte va s'amalgamer autour du batteur, c'est signe qu'il faut arrêter (au besoin vous pouvez racler les parois à la maryse pour mieux incorporer la farine).


Là vous pouvez vous servir de vos mains pour rouler de petites boules de pâtes dans vos paumes et les disposer sur une plaque de cuisson en les espaçant beaucoup, le cornish fairing prend ses aises il faut le savoir.

Enfournez pour une dizaine de minutes max en surveillant bien, la présence de sirop de sucre a tendance à les faire brûler très très vite.

Lorsque les Cornish fairings sont plats, roux et bien craquelés, sortez les et faites refroidir sur une grille.

Quelque temps plus tard, installez vous dans votre fauteuil et croquez de toutes vos dents dans ce petit biscuit épicé et réconfortant.


Puis admirez pour la énième fois le rendu du prune chatoyant n°17 sur vos pieds et du beige sensuel n°25 sur vos mains.
Incroyable.
Après tout on est peut être bien au pays des fées aujourd'hui...

Bon allez demain je m'épile.

samedi 14 mai 2011

Salade de lentilles corail, fenouil et saumon fumé : voilà l'été, voilà l'été...


J'adore les salades composées, c'est mon dada comme dirait l'autre... (avec mes respects Monsieur Sharif).
Je crois que c'est pour moi un tel synonyme de l'arrivée de l'été que dès que j'en découvre une nouvelle, ça me met en joie.

Parce qu'il est vrai qu'on a souvent tendance à faire tourner les mêmes recettes (éprouvées mais toujours désirées) dès que le thermomètre dépasse la barre des 22°.

Et je suis également assez amoureuse des lentilles corail, elles ont rempli mon hiver de soupes réconfortantes et de purées chaleureuses, et je m'apprêtais à tristement leur dire adieu lorsque, miracle, une recette de salade composée...avec des lentilles corail!

Donc là, vous l'aurez compris, je suis en joie.

Parce que cette petite trouvaille là, vraie découverte fraicheur et minceur, va vite rentrer dans mon top 10, pour ce millésime 2011.

Pour la beauté des lentilles corail crues et leur texture fondante une fois cuites, pour le goût anisé et si rafraichissant du fenouil cru, pour la saveur boisée du saumon qui vient se poser là comme si on n'attendait plus que lui.

Et parce que cette salade est une vraie leçon de diététique, puisque la recette, piochée dans le Elle à Table de ce mois, vient du nouveau livre de Marie Leteuré et Véronique Liégois (alliance d'une styliste culinaire et d'une diététicienne), intitulé Mes Petits Plats Légers, aux éditions Solar.

Je n'ai pas encore le bouquin, mais soyez assuré qu'au prochain road trip librairie perso (prévu en 2017 à l'heure qu'il est, on a tellement de temps pour soi ici), il sera feuilleté de long en large. Et probablement acheté, (qui en doute...) au vu de la collection de bouquins qui écrase de son poids les étagères de ma cuisine...

En tout cas voilà la découverte du printemps-été 2011.
J'ai légèrement modifié la recette donnée dans le Elle à Table, les modifications sont en italique à côté de l'original.

Ingrédients (pour 6 personnes, 4 en plat principal je dirais...)

  • 200 g de lentilles corail (250 g pour moi ici)
  • 2 fenouils (1 seul utilisé finalement, il était assez imposant le bougre)
  • 2 oignons frais (1 cébette chez nous, oh hé c'est le Sud ou pas?!)
  • 100 g de saumon fumé (j'en ai mis 150 g soit 4 tranches, car j'ai considéré que c'était mon plat principal)
  • 1 bouquet d'aneth (de la ciboulette surgelée ici madame)
  • 10 cl de crème fleurette (4 cl de crème légère et 60 g de yaourt nature pour moi)
  • le jus d'un citron jaune
  • huile d'olive (pas mise, et sincèrement ça ne manque pas!)
  • piment de Cayenne (j'ai remplacé par du Piment oiseau moulu)
  • Sel, poivre

Faites cuire les lentilles corail dans l'eau bouillante pendant 15 min maxi (sinon elles se désagrègent complètement!). Salez les en fin de cuisson, passez les sous l'eau froide et égouttez les.
Émincez finement le fenouil (les auteures préconisent la mandoline, je n'en ai pas et aime assez sentir le croquant du fenouil sous mes quenottes, donc j'ai tranché en lamelles moyennes) et plongez le dans de l'eau froide.

Hachez les oignons frais en gardant un peu de tige.

Mélangez dans un bol la crème, le yaourt, et le jus de citron en fouettant vigoureusement. Salez, poivrez, pimentez.

Dans un saladier, mettez les lentilles égouttées, le fenouil égoutté en lamelles, le saumon fumé coupé en morceaux, les oignons et la ciboulette. Versez le bol de sauce par dessus et remuez délicatement.
C'est le moment de mettre l'huile d'olive si vous en avez envie.

Puis réservez au frais.



Une vraie explosion de saveurs qui s'harmonisent parfaitement, avec en plus le côté rassasiant pour pas une calorie un rond apporté par les lentilles. Respect je dis. Bravo Mesdames Leteuré et Liégeois.


A servir accompagné d'un rosé glacé, toujours à l'ombre de ce même platane que je chéris tant.
Avec un parasol, ça marche aussi.

Ou même avachi sur le canapé devant la dernière m**** de la télé.

On s'en fout c'est bientôt l'été!!
Yeepee.
En joie je vous dis.


mardi 10 mai 2011

Keftas à la coriandre, raïta au cumin et salade fraîcheur... pour le KKVKVK # 39 !

La boulette a décidé de sortir de son placard... à épices! 
Ces petites keftas nous arrivent toutes parfumées à la coriandre, mais comme il vaut mieux être bien accompagné en ce bas monde, elles amènent avec elles une sauce au yaourt et au cumin et une petite salade fraîcheur citronnée.




Une recette très estivale, qui se doit d'être suivie par une pause hamac, histoire de faire honneur aux très sensées coutumes méditerranéennes qui requièrent de prendre le temps pour toutes choses, et surtout pour la sieste entre 14h00 et 16h00 l'été, à l'ombre bien sûr...
Vous n'allez pas sortir à ces heures caniculaires, il faudrait être fada...!

Le coming out de la boulette est en l'honneur du KKVKVK # 39, organisé cette fois-ci par Piment Oiseau !



Donc sans plus attendre, voilà ce qu'il vous faut (en plus du hamac et du platane pour l'ombre) :

Ingrédients (pour une vingtaine de petites brochettes, un dimanche méditerranéen ça rassemble toujours du peuple! Vous pouvez sans problème diviser si vous êtes seul à Boulogne ce dimanche là... peuchère! Les proportions du raïta et de la salade sont pour 4 par contre.)

Pour les keftas :
  • 1 kg d'un mélange bœuf/veau haché
  • 2 gousses d'ail
  • 1 cébette
  • 1 œuf
  • 85 g de pain dur
  • 250 ml de lben (ou lait ribot, ou babeurre)
  • 2 cc bombées de mélange d'épices Keufta (le mien vient de chez la marque Espig et contient piment doux, cumin, cannelle, sel, piment fort, menthe douce et rose)
  • Coriandre hachée ou surgelée
  • Sel, poivre
  • Une vingtaine de piques à brochettes en bois de 12 cm (petit modèle donc)

Pour le raïta au cumin :
  • 1 yaourt nature (yaourt à la grecque ça peut être bien aussi!)
  • 1 cc de cumin
  • Coriandre hachée ou surgelée
  • Sel, poivre
  • 1 cc d'huile d'olive (facultative si vous surveillez votre ligne)
  • 1 trait de citron vert

Pour la salade fraîcheur :
  • 2 belles tomates
  • 1 concombre long
  • Le jus d'un citron jaune
  • Coriandre hachée ou surgelée
  • 1 CS d'huile d'olive
  • Sel, poivre

Commencez par faire tremper le pain dur dans le lben un assez long moment, afin qu'il se gorge de liquide (au moins 30 minutes, en retournant les morceaux de pain régulièrement).

Puis préchauffez votre four à 240°.
Une fois que le pain est correctement imbibé, mettez dans le bol d'un robot mixer tous les ingrédients : viande, ail et cébette épluchés en morceaux, l'œuf, le pain émietté, le reste de lben (sil en reste dans le saladier), les épices, et la coriandre (la moitié d'un paquet si surgelée, la moitié d'une botte si en bouquet).

Vérifiez bien la contenance de votre robot ou que votre couteau est correctement inséré... (rien de tel que le vécu pour pimenter la vie non...)

Mixez jusqu'à une consistance homogène. Si vous n'êtes pas une  foodista hype équipée du robot dernier cri, les keftas peuvent bien entendu se faire à la main, en malaxant bien.
Elles seront moins homogènes, mais garderont un côté rustique et authentique pas en plastique.(yeah)

Une fois que la pâte a la consistance voulue, roulez les keftas dans la paume de votre main, puis empalez-les sur les piques en bois, par 4.

J'en ai fait de différentes formes comme vous le voyez sur les photos (pour les plus aplaties et les plus grosses, comptez en 2 par pique en bois) par speed (p*****, il est déjà 12h30 et les fauves n'ont pas mangé!!), flemme et aussi par souvenir puisque je me rappelle avoir mangé des keftas aplaties en Egypte me semble t'il (mais peut être aussi que je perds la boule...tte, ah ah)

Enfournez pour 35 min en les retournant à mi-temps pour qu'elles dorent uniformément (vous pouvez aussi les saisir à 240° 10 min par face, et baisser ensuite la température à 220° pour qu'elles finissent de cuire sans se dessécher, ça dépend des fours, et comme le mien est un peu vieux et fantasque...).

Pendant que vos boulettes cuisent, préparez la suite.

Battez le yaourt avec le cumin, la coriandre hachée, le sel et le poivre et le jus de citron (attention à bien remuer, l'acidité ça fait cailler...). Ajoutez la cuillère d'huile d'olive et réservez au frais (tu parles d'une recette).

Pour votre salade, épépinez les tomates et rincez soigneusement le concombre puisqu'ici on garde la peau.
Coupez les légumes en dés assez gros. Salez, poivrez, versez le jus du citron jaune et la cuillère à soupe d'huile d'olive, ajoutez la coriandre, mélangez pour que les légumes s'enrobent bien de sauce et réservez au frais. (tu parles d'une recette # 2).

Voilà le temps imparti est terminé, les boulettes sont cuites, il ne reste plus qu'à les servir avec la salade et à les tremper voluptueusement dans la sauce au yaourt, et à vous lécher les doigts bien sûr...

Si la boulette veut faire sa bêcheuse, elle est dressée comme ça :


En vrai, dans la vraie vie des vrais gens, nous on l'a mangée comme ça! :

N'oubliez pas la sieste hein.

samedi 7 mai 2011

La piste aux étoiles : noix, banane, mascarpone et chocolat

Une onctueuse mousse de banane au mascarpone, enserrée par deux fines tranches de génoise aux noix délicatement imbibées par un expresso corsé, le tout généreusement glacé par une ganache chocolat noir/café.



Je sais ce que vous vous dites, oui ce gâteau a un impact terrible sur le réchauffement climatique, je l'avoue je le confesse. 
Étant donné le brusque pic de CO2 expiré qui va être rejeté dans l'atmosphère lors des innombrables séances de Power Plate vitesse 10 qu'il faudra pour l'éliminer, alors oui nous avons notre part de responsabilité dans l'effet de serre.

Je plaide coupable, je vais aller de ce pas planter un arbre pour compenser.

Mais bon en même temps, les étoiles c'est loin et ça se mérite, vous croyez que Youri Gagarine ne s'est nourri que de luzerne avant de partir pour son grand voyage?
Non, il fallait de la nourriture qui tienne au corps, vindieu!

Bon ben voilà c'est fait :

Ingrédients (pour 8 personnes)

Pour la génoise aux noix et au café :
  • 50 g de noix brisées menues réduites en poudre (au blender ça marche bien)
  • 75 g de farine de blé (T65 ici)
  • 50 g de farine de seigle
  • 125 g de cassonnade
  • 4 oeufs
  • 1 expresso corsé

Pour la mousse de banane au mascarpone :
  • 113 g de banane (soit 2 grosses, je les ai pesées parce qu'en mission spatiale le diable est dans les détails)
  • 250 g de mascarpone
  • 100 ml de lait ribot
  • 125 g de golden syrup

Pour la ganache au chocolat et au café :
  • 190 g de chocolat noir (ici du Nestlé dessert corsé, mais un à 70% ça doit être pas mal non plus!)
  • 200 ml de crème liquide entière
  • 2 CS de lait
  • 2 cc de café lyophilisé

Pour le décor:
  • Ici des étoiles en sucre. Jaunes et blanches. Oubliées depuis l'anniversaire d'un des gnomes (mais avec des neuves, ça marche aussi)

Attention : Je tiens à préciser avant de commencer que les proportions de la ganache sont assez importantes, j'ai pu réaliser à la fois le gâteau avec ça, et deux coupelles individuelles dessert banane/chocolat en plus... et il m'est restée un (petit) fond de ganache à manger comme ça, à la cuillère... Oui, là, dans le bol blanc...
Eh oui rappelez vous le syndrome 4 à table, y'en a pour 12. Désolée, on ne se refait pas.


Commencez à préparer la génoise : battez les œufs entiers avec le sucre à vitesse maximale dans votre robot, jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double (voire triple) de volume.

Préchauffez votre four à 150°.
Essayez de tamiser dans la mesure du possible (il reste toujours quelques morceaux...) les deux types de farine avec les noix en poudre.
Quand le mélange est assez homogène, incorporez le à la spatule en plusieurs fois au mélange œufs/sucre, en soulevant bien la masse pour ne pas trop faire retomber l'appareil.

Versez le dans le moule de votre choix, préalablement beurré, et enfournez pour 20 à 25 min, la génoise doit être dorée mais pas trop.
Laissez refroidir sur une grille (comptez une bonne demi heure)

Pendant que votre génoise se repose gentiment, passez à la mousse de banane.
NB : Sortez le mascarpone du frigo un peu de temps avant de commencer la mousse, afin de l'assouplir un peu.

Mixez dans votre blender les 2 bananes, le lait ribot et le golden syrup (ça colle un max!) jusqu'à l'obtention d'une sorte de smoothie. Retenez vous de le boire, et versez le dans le bol de votre robot, où l'attend déjà votre mascarpone assoupli par la température ambiante.
Mélangez à vitesse moyenne au fouet, jusqu'à l'obtention d'une mousse homogène et onctueuse mais qui se tient.
Réservez au frigo pendant que vous faites sa fête à la ganache.

Cassez le chocolat en morceaux dans un bol.
Faites bouillir la crème et le lait, et ajoutez y le café. Mélangez et versez en pluie sur le chocolat, en 3 fois, en fouettant bien après chaque étape pour que le mélange soit lisse et brillant.
Réservez.

Passons au montage du gâteau :

Faites un expresso corsé avec Georges ou tout autre type qu'il vous plaira (chacun son truc après tout).
Installez sur une grande assiette ou un grand plat un papier aluminium assez grand ou du papier sulfurisé, pour vous faire une sorte de plan de travail...
Découpez votre génoise en 2 par le milieu (c'est là le passage délicat!) au couteau à pain, assez paradoxalement c'est la seule façon de ne pas (trop) en faire de la charpie.

Imbibez les faces intérieures de chaque étage de génoise de gouttes d'expresso (au pinceau c'est pas mal).
Garnissez généreusement un des étages de mousse de banane. Lissez à la spatule.
Recouvrez la mousse par l'autre partie de la génoise.

Puis préparez vous au grand chambardement : versez la ganache par dessus en filet puis lissez à la spatule pour recouvrir entièrement le gâteau.
Ça en fout partout, c'est normal, c'est pas grave ce sera bon quand même.

Essayez de stocker dans votre frigo, sans que l'aluminium ou le papier sulfu ne recouvre les côtés du gâteau (je sais c'est pas évident).

Laissez au frais pour 1h30 au moins. (2h c'est mieux).


Lors de l'arrivée de vos invités (ou lorsque vous voulez le manger tout seul, comme un grand), disposez de petites étoiles en sucre sur le dessus.

Pour faire joli. Et pour qu'il mérite son nom.

A noter aussi, c'est là que se trouve le deuxième piège : comment le présenter sans son alu?
Soit vous êtes un warrior qui craint dégun comme ils disent chez nous, et vous essayez de glisser une spatule hyper plate dessous et de le déplacer. Banzaï.
Soit vous êtes un filou qui fait le malin, et vous découpez juste ce qu'il faut de papier pour qu'on ne le voie plus.

Soit vous êtes un mélange des 2, et vous prévenez discrètement mais gentiment un de vos invités qu'il se peut que sa part ait gardé un bout d'aluminium au fondement.

Moi, j'dis ça j'dis rien.

Et voilà faites vous un p'tit bout de la piste aux étoiles.

Bon, et puis c'est pas SI riche que ça.
Après tout, y'a pas de beurre.


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