Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


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dimanche 12 juin 2011

Lieu noir rôti aux céréales gourmandes ou être et avoir été.

Un des grands avantages collatéraux d'un congé parental et dont on ne parle pas assez d'ailleurs, c'est qu'il va vous faire un bien fou au niveau nutritionnel.

Bon aujourd'hui, on est d'accord, on ne parle que des avantages du congé parental hein, je ne voudrais pas être responsable d'une chute brutale de la natalité française en commençant à évoquer ses inconvénients, parce que soyons clairs, un seul bébé ne suffira pas à repeupler le pays à lui tout seul (même infligé d'un complexe napoléonien surdimensionné...). Mais je m'égare.

Donc, bien obligée de cuisiner sur la base de 3 repas équilibrés par jour pour votre tribu, et pas assez maso pour cuisiner « good slow food » pour vos gnomes et frites/mayo en tube pour vous (de toute façon vous manqueriez de temps!) vous allez redécouvrir une cuisine saine, équilibrée, vertueuse et qui vous changera agréablement des pauses déj à mourir de tristesse gustative (ou de tristesse tout court selon l'endroit dont on parle) de votre ancien lieu de travail.


Bon le problème c'est qu'il vous faudra ingérer votre petit précis du repas parfaitement équilibré en moins de 2min03 secondes avant d'être interrompue par un lancer de purée, un crêpage de chignons/crâne déplumé, ou le retour à l'école, mais on a dit «avantages » aujourd'hui.

Et le deuxième écueil, c'est qu'avec le congé parental, votre porte monnaie a rétréci de façon proportionnellement inverse au coût des aliments sains, beaux, bios et bons.
Comme le poisson par exemple.
Autrefois le plat du pauvre, il atteint aujourd'hui de tels sommets qu'on a parfois envie de mettre la clé sous la porte de la poissonnerie et de se nourrir d'algues jusqu'à la fin des temps.

Alors au risque de devoir retourner rapidement sur le lieu de nos tristesses gustatives, on mise sur le poisson pas (trop) cher pour faire manger les gnomes sainement.
Inutile de vous ruiner, de toute façon ils diront que c'est meilleur à la cantine.
C'est essentiel à la construction d'un surmoi sain.

Le lieu noir avec ses 6,95 € du kilo rentre tout à fait dans la catégorie « envisageable pas que pour les jours de fête ».
Quand il est accompagné par des petites céréales au goût de noisette d'une fameuse marque de piraterie, et quelques légumes frais et fines herbes, il a presque tout bon.

Ingrédients (pour une tribu de 4, ou vous toute seule pendant 4 jours parce que les enfants n'ont pas aimé – ça n'arrive jamais – a.v.a.n.t.a.g.e.s )

  • 1 kg de lieu noir
  • 1 sachet de céréales gourmandes Tipiak
  • 2 courgettes (oui il y en a 3 sur les photos mais ça rentrait plus dans le plat...)
  • 2 tomates
  • le jus de 2 citrons
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 2 gousses d'ail
  • Du persil (ou un mélange d'autres fines herbes, l'aneth est une valeur sûre quand on parle poisson)
  • 1 cc de muscade moulue
  • Sel, poivre

Préparez les céréales comme indiqué sur le paquet, et versez les dans un grand plat à gratin.
Préchauffez votre four à 200° chaleur tournante.


Coupez vos courgettes et vos tomates en dés, l'ail en petits morceaux puis mélangez les aux céréales en les arrosant du jus d'un citron et demi et d'une cuillerée à soupe d'huile d'olive. Salez, poivrez et ajoutez des fines herbes selon votre goût.
Remuez bien pour que tout se répartisse harmonieusement dans le plat.
Vous pouvez même ajouter 2 ou 3 CS d'eau ou de bouillon dans le fond de votre plat pour que votre garniture ne se dessèche pas trop à la cuisson.

Disposez les filets de lieu sur le plat, et arrosez les du citron et de l'huile d'olive restants.
Persillez, salez, poivrez et enfournez pour 35 minutes de cuisson (attention tout dépend des fours, le mien devient vieux et poussif donc vérifiez au bout de 20 minutes, parce que le poisson trop cuit c'est vraiment « berk » - sic-).


Servez en attendant un peu pour que ça refroidisse, parce que quand c'est trop chaud, c'est « berk » (sic).

Et voilà, vous avez l'insigne honneur de pouvoir manger équilibré tous les jours, et ça vous fait un bien fou, non?







Bon il est vrai que forcée de manger debout et d'avaler tout rond chaque bouchée à tous les repas (le temps de mastication est un luxe indexé sur le nombre d'objets contondants et de dangers domestiques présents dans votre doux foyer), vous avez maintenant quelques problèmes de digestion.
Ou de jambes lourdes.
Ou autres.

Mais on ne peut pas être et avoir été après tout. Donc les jambes en poteaux télégraphiques et le ventre ballonné ce n'est qu'un début.
Et c'est tout de même infiniment mieux que la tristesse. Sic.

jeudi 9 juin 2011

New York au temps des cerises... ou le "cherry" cheesecake, pistaches et sirop d'orgeat

Chercher à exprimer son amour pour New York, c'est se trouver sans voix devant la multitude.

Encensée par des millions d'âme, détestée par tout autant, avoir l'impression de la connaître sans jamais y avoir mis les pieds... ou se dire qu'elle échappe parfois même à ceux qui y sont nés.

Aimer New York, c'est aimer la part d'enfant en nous qui l'a rêvée jusqu'à plus soif, et cet enfant ne pourrait supporter de voir son rêve déçu.

Ça tombe bien, quand il est question de rêves, New York se pose là et ne nous abandonne pas.
Vous aurez beau vous épuiser en fantasmes, si un jour, un beau jour, vos talons ont la chance de claquer sur la Cinquième Avenue, vous saurez qu'il n'a pas été vain... de rêver.
Combien de fois en une vie peut on dire ça d'un rêve?

En attendant ce jour, que je vous souhaite du fond du cœur, biaisez, rusez, languissez-vous...
Allez voir le temps qu'il fait à Times Square, regardez au loin en imaginant Central Park, et croquez dans ce cheesecake.





A la pistache, aux cerises, et à l'amande amère.

Que ce doit être beau, New York, au temps des cerises.


Ingrédients (pour 6 à 7 personnes)

  • 120 g de biscuits sablés (ici des Mc Vities, mais avec des Digestive, des Petits-Beurre, etc... ça marche aussi)
  • 50 g de pistaches entières non salées (+ 1 petite poignée pour la déco)
  • 50 g de beurre fondu
  • 600 g de Philadelphia Cream Cheese® (maintenant qu'on le trouve partout, vous n'avez plus d'excuse New York est à la porte de votre hyper...)
  • 120 g de petits suisses (ici des 0%, parce que New York c'est avant tout un paradoxe...)
  • 100 g de crème fraiche semi-épaisse (ici de la légère à 18%)
  • 100 g de sucre fin
  • 3 CS de sirop d'orgeat
  • 3 oeufs
  • Quelques gouttes d'extrait d'amande amère
  • Une vingtaine de très bonnes cerises

Préchauffez votre four à 200°.

Réduisez les pistaches en poudre à l'aide d'un blender, ainsi que les sablés (mixez surtout avec « Pulse » pour les sablés, car si la poudre est trop fine elle va se détremper...).
Faites fondre le beurre et mélangez le à la poudre de biscuits aux pistaches, puis étalez cette croûte dans le fond d'un moule à charnière de 22 cm en faisant bien remonter sur les bords. (aidez vous d'un verre pour bien la tasser).

Mettez le moule au frais.

Battez le Philadelphia® au robot pour l'assouplir un peu, puis incorporez le sucre, ainsi que les petits-suisses et la crème fraiche.
Mélangez à vitesse moyenne avec le fouet jusqu'à ce que la préparation soit homogène, puis incorporez les œufs 1 par 1.

Ajoutez enfin le sirop d'orgeat et les quelques gouttes d'amande amère (attention c'est assez fort, allez-y doucement la 1ere fois, puis quand vous aurez goûté vous ajusterez selon votre goût...une prochaine fois!)

Mélangez une dernière fois, puis versez la moitié de l'appareil dans le moule.

Dénoyautez une dizaine de cerises et disposez les sur le cheesecake puis versez le reste de la préparation pour les recouvrir.

Enfournez pour 15 min à 200°, puis baissez la température à 100° et faites cuire 1 heure. Puis laissez encore le cheesecake reposer une heure de plus dans le four porte entrouverte.

Mettez au frais un minimum de 12 heures, le gâteau n'en sera que plus savoureux.

Au moment de servir, coupez le reste de vos cerises en 2 et disposez les sur le cheesecake.
Dans une coupelle, écrasez la poignée de pistaches restantes avec 1 CS de cassonade et mélangez, puis saupoudrez de ce mélange juste avant de servir.


Dégustez avec des proches, les yeux fermés, en écoutant Mathieu vous chanter son amour.

Et continuez à rêver.
Ça vaut le coup, promis.


mardi 7 juin 2011

Petit curry des soirs de pluie... ou des après-midi de chien

Bon je me désespère non pas de revoir ma Normandie (seule région de France où paraît-il la culture du lin est possible grâce au taux record de précipitations... spéciale dédicace à celui qui se reconnaîtra!)

Mais de revoir un jour ce soleil d'été que j'attends désespérément les 9 autres mois de l'année.

Vu que ce n'est pas encore pour tout de suite on dirait, la recette de ce soir tombe à pic.

Donc sans blabla ni chichis, (eh oui le mauvais temps me rend morose et peu prolixe, trait de caractère congénital chez les Sudistes semble t'il), voici le petit curry des soirs de pluie :


Ingrédients (pour une bonne marmite, comme d'hab, ne cuisinons pas pour 2, on ne sait jamais quelle troupe d'affamés pourrait frapper à ma porte par cet après midi de chien)

  • 1 oignon rouge
  • 3 gousses d'ail
  • 1 grosse patate douce
  • 3 courgettes
  • 150 g de lentilles corail
  • 2 poignées de haricots mange-tout verts et blancs (from chez M.P...rd)
  • 1 yaourt nature
  • 2 cc de curry madras
  • 1 cc d'épices tandoori (si vous n'avez pas ne cherchez pas, c'est loin d'être indispensable)
  • 1 CS de ghee (ou de beurre tout bête ça marche aussi)
  • 1 CS d'huile d'olive
  • Sel, poivre

Coupez les courgettes et la patate douce en dés moyens.

Émincez l'oignon et les gousses d'ail, et faites les revenir à feu doux dans la matière grasse dans un grand faitout pendant 5 minutes.

Ajoutez les épices pour qu'elles exhalent tout leur parfum, puis laissez griller 2 ou 3 minutes, en remuant bien pour que ça n'attache pas.

Versez les lentilles corail et enrobez les du mélange oignons-épices et laissez les revenir gentiment 2 ou 3 minutes.
Ajoutez vos courgettes, votre patate douce et les haricots mange-tout, remuez, puis mouillez d'eau au 2/3 environ.

Salez, poivrez, et faites mijoter ce petit monde tranquillement pendant une trentaine de minutes à découvert, en remuant de temps en temps.

Les lentilles vont finir par devenir une purée qui liera votre sauce.

Au bout des 30 minutes, ajoutez le yaourt nature, mélangez et faites encore cuire 5 minutes

Servez brulant avec du riz basmati, et de la coriandre fraîche ciselée si vous en avez, moi je n'en avais plus et ça n'a d'ailleurs pas arrangé mon humeur sur le moment. (c'est du basilic qu'on voit sur la photo...)


Bon tout de suite après je me suis souvenue de comment c'est, en vrai, Un après-midi de chien et je me suis repentie de tant de futilité.
Illustration adéquate du fameux proverbe chinois : « si tu as mal à la tête, mets des chaussures trop petites ».

Bon sur ce fil absolument décousu, je vous laisse à mon curry, et je m'en retourne à ma pluie.
Et puis au final, c'est pas si mal, ça arrose mes fraises.





lundi 6 juin 2011

Pain d'épices oldschool...pour les "pas-du-matin"

Il fut un temps béni où le petit-déjeuner était synonyme pour moi de havre de paix, de délassement total avant d'entamer pleine d'entrain ma dure journée de labeur.

Je crois qu'on peut dire sans trop se mouiller que ce temps là est révolu.
This ship has sailed, comme dit mon poto Georges C.

Depuis que « le matin » implique d'amener (plus ou moins) décemment habillés, lavés, repassés de frais et le ventre plein 1 mioche à l'école avec l'autre (12,5kg) en bandoulière avant l'heure fatidique de 08h30 sans apparaître tellement échevelée et déconfite que l'on vous suspecterait d'avoir fui une unité psychiatrique sous haute surveillance, eh bien maintenant le petit déjeuner s'apparente plus à...

Allez, disons à finir un Rubik's Cube dans les 45 secondes sous peine de vie ou de mort.
Sans les mains.

Et, en plus, pour corser le calvaire challenge de mon quotidien, j'appartiens à la deuxième catégorie de gens qui peuplent ce Monde.

Vous savez, les "pas-du-matin".

Ceux pour qui beurrer plusieurs tartines dans un laps de temps convenable (disons 17 minutes) est tout bonnement impossible.
Et si on parle en plus de les confiturer, j'arrive à l'école à 10h00.

Donc il me faut du solide, du bon et du vite englouti pour mon petit-déjeuner maintenant.

Il se trouve que le pain d'épices que je vous présente aujourd'hui satisfait pleinement à l'ensemble de ces critères, et a en plus eu le mérite de combler une de mes innombrables quêtes culinaires (on en a tous ne mentez pas) : celle du VRAI pain d'épices, donc sans œufs, sans lait, sans beurre.

LE pain d'épices oldschool quoi.

En plus je le trouve diététiquement parfait pour le matin justement : des céréales, dont le seigle dont je vous épargnerai la liste des mérites, et certes beaucoup de miel, mais c'est un sucre non raffiné qui regorge de bienfaits.
Vous rajoutez un fruit, un laitage et une boisson chaude, et le Congrès des Cardiologues Réunis Autour du Petit Déjeuner Utopique vous décerne un prix Honoris Causa.

Et je considère qu'à l'heure où mon cerveau est coincé en boucle sur le mantra « Où il est le culcul, où elle est la têtête? » sans avoir l'air de trouver pour l'instant une vague idée de solution, il est donc trop occupé à comptabiliser les calories dues au miel dans ce foutu pain d'épices et qui plus est à me les coller sur les hanches.

Non mais feuque, lâchez moi le panty, c'est le matin!!

La recette est tirée du Elle à Table du mois de Mai-Juin 2011, où explique l'apiculteur parisien Jean -Jacques Schakmundès : « Le vrai pain d'épices est un pain et non un gâteau. C'est pourquoi les recettes comportant du lait, des œufs, du beurre sont à rejeter avec dédain. Donc miel et farine c'est tout ou presque. C'est ce qui garantit la bonne conservation » (sic).

J'te kiffe, JJ, je suis entièrement d'accord avec toi.
A part pour un truc justement, c'est que j'ai rajouté le seigle. Parce qu'un pain d'épices sans seigle, c'est pas un pain d'épices. Sans dédain cela dit.
Je voulais mettre des morceaux d'oranges confites, mais au moment de les incorporer y en avait plus dans mon placard.
Ce sera donc pour la prochaine fois.

Ingrédients (pour un énorme pain d'épices qui vous fera la semaine, allez 10 jours si vous comptez le week-end où il y a pas école et où vous pourrez tartiner en paix)

  • 400 g de farine (j'ai mis de la T45, mais si vous voulez avoir le CCRAPDU à votre botte, rien ne vous empêche de mettre de la farine complète)
  • 100 g de farine de seigle
  • 500 g de miel corsé (ici du châtaignier)
  • 2 cc de mélange pour pain d'épices
  • 1 cc de bicarbonate de soude
  • 1 paquet de levure chimique.
  • 2 CS de lait pour laquer le pain en fin de cuisson

Préchauffez votre four à 120°.



Mélangez dans un saladier les deux farines, les épices et la levure chimique. Versez le miel et ajoutez la cuillère à café de bicarbonate (un truc de Elle à Table qui préconise de ne pas mettre en même temps la levure et le bicarb'. Je les ai crus sur parole.)

Commencez à mélanger avec une cuillère ou un fouet, puis mettez les mains à la pâte au bout d'un temps si nécessaire pour obtenir une pâte homogène, et à priori pas si collante qu'on ne le croirait.

Beurrez généreusement un moule à cake d'un litre et farinez le puis versez la pâte et enfournez.



Laissez cuire 1h15 au moins, en tout cas jusqu'à que la pointe d'un couteau ressorte sèche.
(à ce stade mon pain était un peu clairet, donc je l'ai laissé quelques minutes à 180° pour qu'il dore bien, mais chacun fait comme il veut... Surtout le matin, respect man...)

Sortez le du four, laquez au lait, attendez quelques minutes, puis démoulez et laissez refroidir sur une grille.

Verdict : on a l'impression de mordre à pleine dents dans du... miel épicé.






C'est un délice, et il se conserve très bien dans une boîte hermétique... même si la croute vous paraît dure, l'intérieur reste fondant et moelleux. (Le mien manquait d'ailleurs d'un chouia de cuisson, peut être 5 minutes, on le voit sur les photos au centre de la tranche, mais j'ai bien aimé quand même, ça ajoutait du fondant...)

Voilà ma contribution pour alléger le fardeau de l'ensemble de mes frères et sœurs qui peinent silencieusement avec moi entre 06h30 et 09h00, heure où les "pas-du-matins" reconnectent généralement enfin l'ensemble de leurs synapses.

Bon, je veux bien le partager aussi avec nos adversaires, les sinistres "du-matin" qui avec leur entrain à la chantal goya dès 06h28 me donnent parfois envie de réviser le mode d'emploi d'un AK47 virtuel.
Mais c'est juste parce que quand je les vois à 22h03 avoir 98 ans d'âge au compteur alors que nous, les "pas-du-matin", commençons à peine à nous échauffer, j'ai pitié.

Et pour accompagner ce breakfast oldschool, on peut en plus écouter ça.
C'est langoureux, c'est doux, ça vous donne envie... de recommencer le petit-déj tiens.

On n'est pas bien là?
Enfin en même temps à force de profiter à fond de mon moment de paix, les yeux dans les yeux avec Marvin, je vais finir par être en retard à l'école. Encore.

Tant pis, je dirai que c'est la faute des gnomes.
Ça marche pas mal en général.


dimanche 5 juin 2011

Soupe de fèves au lard et aux courgettes, pour un mois de juin en octobre

Je l'avais bien dit ou pas ?

Bon eh bien maintenant nous pouvons dire que c'est bel et bien avéré, quand les 2/3 de la France se désespèrent de ne pas voir arriver la moindre goutte d'eau, le Sud Est est depuis 4 jours sous un temps qui ne dépareillerait pas les plus beaux fleurons de la collection automne/hiver 2011.
Il pleut à seaux alors que nos nappes phréatiques à nous sont pleines.

Franchement être obligée de mettre des chaussettes, des chaussures fermées et un pull un 5 juin, je crois que ça ne m'était encore jamais arrivé, à part la fois où j'ai décidé de passer allégrement mes vacances d'été en Bretagne Nord. Ou mon 1er mai en Auvergne.

Et outre le fait que cette inversion climatique aberrante a quelque chose d'horriblement décadent (la chute de l'Empire Romain vous vous souvenez), elle prive les habitants de notre belle région d'au moins 95% des vannes qu'ils peuvent envoyer à ceux qui ont le malheur d'habiter au dessus de Valence.

Et si on nous enlève l'humour subtil et recherché ET le beau temps, peuchère, que va t'il bien nous rester?

De la soupe.
En juin.


Super.

Je m'en vais ruminer dans mon coin et explorer mes nouvelles possibilités de déménagement prochain à Roscoff, et je vous laisse avec ma recette, qui a eu le mérite de réchauffer mes pauvres membres glacés.

Ingrédients (pour 4 marseillais transis)

  • 450 g de fèves pelées surgelées (vous pouvez essayer avec des fraîches, mais pour enlever la peau avec les doigts gourds, vous allez galérer)
  • 3 courgettes (eh oui c'est un panier de saison après tout...)
  • 1 oignon blanc
  • 1 échalote
  • 1 morceau de lard (qui attendait sagement le mois d'octobre dans votre congélateur et qui est très étonné d'être de sortie)
  • sel, poivre
  • 1 CS d'huile d'olive

Émincez l'oignon et l'échalote et faites les revenir gentiment dans la cuillerée d'huile d'olive pendant 5 minutes.
Coupez le lard en petits morceaux (en enlevant une partie de la couenne pour les plus réticents au gras...) et ajoutez le aux oignons qui rissolent, pour bien le faire caraméliser.
Coupez les courgettes en dés moyens et ajoutez les dans le faitout.
Versez les fèves, mélangez pour bien enrober tous les légumes de matière grasse, et couvrez d'eau à hauteur. Salez, poivrez.

Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire une vingtaine de minutes environ (juste le temps d'allumer une petite flambée et de faire griller les marrons tiens).

Mixez finement au blender ou au plongeant.


Servez bien chaud, en regardant tomber la pluie et/ou souffler un vent réfrigérant.

Allez demain, c'est tartiflette.
C'est ça le buzz, coller à l'actualité c'est fondamental.






samedi 4 juin 2011

Une 3ème place au défi Home Made... et donc des cadeaux pour fêter ça !

Dans le cadre du défi « Home Made » lancé par le site « Recettes de Cuisine », les granolas zazous à la fleur de sel ont arraché une 3ème place à la force du poignet de Georges C., et au vu des réalisations concurrentes, c'est vraiment une belle victoire parce qu'il y avait du beau linge!!

Donc un grand grand merci aux membres du jury ci-dessous : 











ainsi qu'une révérence appuyée en direction des deux autres lauréats : 

- les Snickers home made d'Un goût de trop peu en 1ère place
- les Melo cakes de La cuisine de françoise en seconde position

Pour fêter ça dignement, 2 petits cadeaux en passant :


Tout d'abord, un lien pour un petit tuto très sympa pour faire vos propres sacs en papier, et y a matière à s'éclater quand par exemple vous venez de faire une rafle chez Cultura en piochant de somptueux papiers dédiés au scrapbooking... mais qui en l'occurence se recyclent très bien en petits pochons à bijoux, à bonbons, à fourre-tout quoi!




Mignon, non?
Bon le problème c'est que j'ai déjà pas la place de les ranger vides, mais bon ranger c'est comme dormir assez, on s'en souciera apparemment dans une autre vie...


Et le deuxième cadeau, parce que définitivement il le fait mieux que moi et que l'on ne va pas bouder son plaisir...

Allez, une petite victory dance! Enjoy!



Et encore merci à tous, visiteurs comme votants!

vendredi 3 juin 2011

Biscuit roulé d'une enfance

Quand on a 4 ans, on pense que 30 dodos c'est encore très long et que jamais on en verra le bout... Alors avoir 5 ans un jour, c'est à l'autre bout de la vie... presque.
Quand on a 4 ans, on ne mange pas les gâteaux d'anniversaire, on préfère se gaver des bonbons qui vont avec ce jour exceptionnel...
Quand on a 4 ans, on pense que la vie c'est somme toute très simple et que tout le temps on a raison, même si on ne regarde pas toujours devant soi quand on marche...


Quand on n'a plus 4 ans, on pense que 30 années c'est très court et que c'est passé en un éclair, finalement...
Quand on n'a plus 4 ans, on aime beaucoup faire des gâteaux d'anniversaire même s'ils ne seront mangés que par nous, alors que ce n'est plus très raisonnable à notre âge vénérable ma petite dame...
Quand on n'a plus 4 ans, on pense que la vie c'est somme toute très compliqué, et qu'on aimerait bien que quelqu'un nous dise encore de regarder devant nous quand on marche...

Quelqu'un comme une mamie par exemple.
Une mamie qui faisait de superbes gâteaux.
Des gâteaux d'antan.
D'antan déjà quand on avait 4 ans.
C'est vous dire si c'est vieux, ces gâteaux là.

Des gâteaux qu'on ne mangeait pas bien sûr, trop occupés qu'on était à jouer aux grands.
Pourtant aujourd'hui qu'on n'a plus 4 ans, on se souvient de leur goût comme si c'était hier.


Ou le dodo d'avant hier.
C'est vous dire si c'est pas si loin.

Alors pour retrouver le goût de vos 4 ans, s'ils ont un jour ressemblé aux miens, voilà la recette de cette mamie.
Réalisée dans ce même moule qui a vu passer 3 générations d'enfants de 4 ans.
Ah non. 4 à présent...


Ingrédients

  • 225 g de farine
  • 225 g de sucre
  • 6 œufs
  • quelques gouttes de vanille liquide
  • de la bonne confiture, celle qui coule le long des mentons de 4 ans (ici fraise-fraise des bois)

Préchauffez votre four à 160 °.

Battez à l'aide d'un robot, à vitesse rapide, les œufs entiers et le sucre avec la vanille, jusqu'à ce que le mélange triple de volume et forme un beau ruban souple, de la texture de celui qu'on vous mettait dans les cheveux, quand vous aviez 4 ans.

Ajoutez la farine et relancez le batteur à pleine puissance, pour qu'elle s'incorpore bien. Le mélange tombe un peu mais reste aérien et léger... comme un cœur d'enfant.

Munissez vous de la plaque à pâtisserie à bords hauts, celle qu'on vous a transmise comme un secret bien gardé, ou celle que vous avez achetée flambant neuve au bazar du coin. Neuve elle finira par ne plus l'être...

Tapissez là de papier sulfurisé et huilez ce papier assez généreusement en essuyant le surplus avec du papier absorbant.

Versez votre mélange dans la plaque en lissant un peu à la spatule au besoin, mais normalement il finit par prendre sa place tout seul... comme un grand.

Enfournez pour une douzaine de minutes, mais surveillez bien, il faut que le biscuit semble cuit mais ne soit pas doré. Sinon il se cassera.

Et là, une grande course contre la montre : mouillez un torchon propre sous l'eau courante et essorez le très très fort. En serrant à pleines mains, comme on étreint un grand souvenir.

Étalez le sur votre plan de travail, sortez votre plaque du four.
Saisissez le papier sulfurisé comme vous pouvez, et renversez le sur le torchon mouillé. Puis décollez le papier en faisant très attention de ne pas déchirer votre biscuit.
Vous vous brulerez peut être.
Peut être aurez vous une cicatrice un jour, à montrer à quelqu'un pour lui expliquer le tour de main.

Une fois que votre biscuit est étalé sur le torchon humide, laissez le là un instant pour reprendre vos esprits, soigner votre brulure, ou évoquer un souvenir.

L'instant est passé, la blessure guérie, vous pouvez étaler votre confiture généreusement et rapidement.
Puis en vous aidant du torchon, roulez précautionneusement le biscuit jusqu'à former ce que certains appelaient jadis un « bras de gitane ».

Saupoudrez de sucre.



Quelque temps après, quand le biscuit est froid, appelez les enfants.
Allumez les bougies.
C'est l'heure.







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