Je
sentais à la relecture de quelques billets précédents, que vous n’aviez sans
doute pas réellement pris conscience de l’ampleur de ma monomanie.
L’Epiphanie
n’a été qu’un prétexte entre tous pour lui donner cette fois ci libre cours.
Soudain
prise de frénésie, les galettes et les couronnes ont commencé à valser… La
maison sentait bon le beurre et la levure fraiche.
Et
puis surtout j’avais 4 fèves flambant neuves à disposition… alors il fallait
autant de gâteaux pour les étrenner.
Des
pâtissiers de renom se sont invités à mon tourbillon frénétique, la pâte
feuilletée est de M. Hermé, et une des brioches est de Christophe Felder.
Mais
ce sont des blogueuses qui ont remporté la palme, puisque la couronne des rois
que nous avons préférée, n’en déplaise à M. Felder, ça a été celle d’Annabel…
Moins de beurre, plus d'épaisseur, bref elle ressemblait plus à nos souvenirs d’enfance
et ça a été tant mieux.
Quant
à la frangipane, c’est la recette de Débo qui a fait mouche, comme toutes les
années depuis que je m’y suis mise à « épiphaner », et ayant épousé
un parisien, je peux vous dire que le jury a été sévère mais juste. Cette
frangipane est parfaite, juste à tomber.
Et
puis après il y a eu mon entêtement.
Je
sais qu’il y a un grand risque d’utiliser des chutes de pâte pour rentabiliser
ses galettes.
Mais
faut pas gâcher m’enfin.
Alors
la mini galette, certes elle s’est ouverte à la cuisson, mais je ne regrette
rien, les filles y ont trouvé leur plus belle fève.
C’est
un billet décousu, c’est un billet surtout fait de liens, une fois n’est pas
coutume, mais l’Epiphanie Frenzy a laissé des traces… il faut que je m’en
remette… doucement.
Je
vous laisse en compagnie des recettes, en compagnie des photos, et vous
souhaite à tous et à toutes… une bonne galette des Rois.
La pâte feuilletée de Pierre Hermé –
Ingrédients
Pour
1 kg de pâte (congelez ce que vous avez en trop en gros il vous faut 2 pâtons
de 250g pour faire les 2 galettes d’ici)
-
20 cl d’eau froide
- 14 g de sel fin
- 500 g de beurre de très bonne qualité (si
possible beurre sec des Charentes, à 84% de matière grasse)
- 150 g de farine de gruau (spéciale pâtissière,
assez introuvable, j’ai mis de la T45 pour tout)
- 250 g de farine ordinaire
Dans
un verre, mettez l’eau froide et le sel et laissez le se dissoudre.
Faites
fondre 75 g de beurre à la casserole à feu doux.
Dans
un saladier, versez vos farines, et incorporez leur l’eau salée puis le beurre
fondu en tournant régulièrement, mais sans trop malaxer la pâte.
Rassemblez
cette détrempe en boule et laissez reposer filmée au frais pendant 2 heures au
moins.
Coupez
le beurre en morceaux, travaillez le à la spatule pour qu’il ait la même
consistance que la détrempe, et étalez le en un carré de 2cm d’épaisseur
environ.
Étalez la détrempe en un rectangle plus large que le carré de beurre, et emprisonnez
le beurre dedans comme une enveloppe.
Sur
ce je vous laisse en plein milieu de la recette pour vous envoyer chez Débo
justement, qui la 1ère a réussi à m’apprendre comment faire une pâte
feuilletée avec son pas à pas de l’époque.
Sachez
juste que M. Hermé laisse en gros reposer sa pâte 2 heures entre chaque série
de 2 tours. Et qu’il conseille d’éviter de surcharger le plan de travail en
farine pour la travailler… Mais bon à ceci je lui répondrai qu’on n’a pas tous
la chance d’avoir un tour pâtissier réfrigéré en marbre et que sur des plans de
travail en mélaminé, le beurre se réchauffe vite le bougre.
La brioche des rois de Christophe Felder,
c’est par ici que je suis allée la pêcher.
Pour
développer un peu mon argumentation sur le mérite des couronnes des rois, il
faut savoir que les « gâteau des rois » comme on les appelle ici, ont
la particularité d’être peu sucrés (comme celle-ci) mais aussi un tout petit peu plus secs que des brioches traditionnelles parce que moins beurrés…
Ce
qui explique que mon public de goûteurs du cru ait préféré l’autre recette…
Mais bon on n’en veut pas à M. Felder c’était tout de même très bon… J’ai juste
rajouté des cubes d’orange confites à la pâte, ça a été ma seule modification à
la recette.
La frangipane de Débo, c’est par là qu’il
faut la chercher.
Et
enfin la couronne des rois à la MAP d’Annabel, c’était là.
Superbe,
je m’en resservirai pour faire des brioches classiques…
Bon
ça y est la frénésie est passée.
Chacun
peut s’en retourner à son petit bout de vie.
Moi je
m’en vais chercher un dernier petit bout.
De gâteau.
























