Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


L'index des billets est arrivé !

Affichage des articles dont le libellé est huile d’olive. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est huile d’olive. Afficher tous les articles

jeudi 19 avril 2012

Lasagnes Primavera : crème de courgettes au basilic, ricotta, pignons...et petits pois!

On continue dans notre lancée italienne chez les zazous… Eh oui pas monomaniaques un brin, comme d’habitude.

Bon je ne referai pas le speech de mes origines, et tutti quanti, ça devient lassant, surtout quand je m’apprête à faire pousser les hauts cris à la majorité de la population transalpine et aux chers amis italiens que j’ai le privilège de compter parmi mes lecteurs.

Pas vraiment grand-chose de traditionnel dans la façon de faire ces lasagnes là…

D’abord je n’avais pas fait précuire mes feuilles.
Pour 3 raisons :
-          Le temps me manque.
-          Le temps me manque.
-          Et je n’ai pas le super bidule à wattmille euros qui permet de les cuire toutes ensemble sans qu’elles ne se collent, et quand on n’a pas le super bidule, eh ben faut le dire c’est la mmmm…, tu t’énerves (si peu, ton tempérament n’étant pas sanguin), tu jures (si peu, les enfants sont à portée de voix), et au final après avoir gâché quelques belles plaques, eh bien… le temps te manque.
Et tu bouffes pas de lasagnes.

Ensuite, vraiment pas traditionnelle ma fausse béchamel pour les traumatisés du roux blanc dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps. Bon depuis j’ai liquidé mon trauma (c’est vrai que c’est trèès bon le roux blanc, si tu fais bien cuire ta farine), mais le temps me manque pour aller faire le sport nécessaire à évacuer les quelques calories en plus apportées par le beurre d’une vraie béchamel.
Et puis une vraie béchamel, ça demande de l’attention et de la méticulosité (un peu).

Et vu que le temps m’a manqué.

Il n’empêche que je trouve que c’est un substitut plus qu’acceptable, mais libre à vous de le faire dans la grande tradition du roux, du blanc, et des feuilles de lasagne précuites qui se collent partout.

Et comme le temps manque à mon incommensurable mauvaise foi pour vous faire l’article de « certes ce sera meilleur version tradi, mais cependant il se trouve que j’ai 2 millions de raisons pour t’expliquer que c’est tout de même excellent comme ça, et que le gain « temps/calories/pas d’angioplastie » générée par la… bla bla bla »

Bref.

Toujours est-il que j’avais une féroce envie d’Italie, et que du parmesan, aux courgettes et petits pois, en passant par le basilic, la ricotta et les pignons, ces lasagnes « primavera » ont tenu leur promesse et plus encore.

Le temps a été à ma botte ce jour-là : elles ont été faites en 40min top chrono, et ont cuit tranquillement dans mon four programmable le temps que j’aille chercher les enfants à l’école.

Rien que pour ça, moi j’vous dis ma bonne dame : Bellissima.




Et en plus, elles sont bonnes.

Ingrédients (pour un grand plat comme celui que vous voyez… après je ne sais s’ils mangent beaucoup vos amis, hein ?)

-          Un paquet (grand modèle) de lasagnes sans pré-cuisson type Riscossa (oui c’est un détail mais ne vous amusez pas à ne pas faire précuire vos plaques si le paquet n’indique pas « sans pré-cuisson ». Vos enfants vous vanneront alors jusqu’à la fin de vos jours d’avoir essayé de leur faire manger du carton fort.)
-          1 pot de ricotta
-          6 petites courgettes (bio celles-ci tiens)
-          1 botte de basilic
-          1 oignon
-          2 gousses d’ail
-          2 poignées de pignons
-          250 g de petits pois (surgelés ceux-là tiens)
-          1 L de lait (entier c’est meilleur, mais j’en avais plus)
-          40 g de maïzena
-          1 CS d’huile d’olive
-          Muscade moulue
-          Sel, poivre

Emincez l’oignon et faites le revenir sur feu vif pour qu’il colore bien. Ajoutez les courgettes coupées en morceaux grossiers (mais pas trop gros) et l’ail concassé et faites suer toujours sur feu vif pour qu’elles rejettent leur eau et qu’elles dorent, environ 10 minutes. Réservez.

Faites précuire les petits pois (ici au micro-ondes 3 min avec un verre d’eau) s’ils sont surgelés (s’ils sont frais pas besoin, ils cuiront suffisamment au four avec les lasagnes). Egouttez et réservez.

Versez le litre de lait dans une casserole, ajoutez-y la maïzena, délayez bien, ajoutez sel, poivre et muscade et faites chauffer progressivement, à feu moyen et en remuant souvent jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu. Elle doit rester fluide cependant.

Mixez les courgettes et l’oignon dans un blender, en y ajoutant le pot de ricotta, les pignons et le basilic. Salez et poivrez.

Préchauffez votre four sur 200° chaleur tournante.

Versez une couche assez importante de pseudo béchamel au fond de votre plat à gratin vide, puis disposez-y vos 1eres feuilles de lasagne et appuyez dessus pour qu’elles soient complètement immergées, c’est vital qu’elles baignent bien dans la sauce pour cuire correctement !

Une fois vos plaques de lasagnes bien noyées de sauce, disposez une couche de crème de courgettes à la ricotta, puis dispersez une partie de vos petits pois dessus.
Remettez des plaques de lasagnes, et versez de la sauce à hauteur.
Puis renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients, en terminant cependant par une plaque de lasagnes, quelques petits pois et une bonne louche de sauce.
La sauce doit entièrement recouvrir le plat.
Tassez un peu au besoin.

Disposez le parmesan râpé à discrétion sur le dessus.
Et enfournez pour 45 à 50 minutes de cuisson.
Que Dieu bénisse les fours programmables, les lasagnes sans pré-cuisson et bien évidemment l’Italie.





Et comme il aurait été dommage de rater le coche, cette recette participe au concours Avantages qui met l’Italie à l’honneur ce mois-ci.

mercredi 28 mars 2012

Pasta e Fagioli... pour un grand merci !

Si j’avais voulu le faire exprès, je n’y serais pas arrivée…
Enfin si peut-être, mais c’est bien plus « licence poétique » de se dire que c’est le fait du hasard plutôt que le fait d’être débordée en permanence et d’avoir laissé faire… jusqu’à la date fatidique.

Parce que oui, chers amis, ce 28 mars est un jour spécial pour 2 Zazous dans le Mistral, et ce à double titre :

D’abord aujourd’hui c’est mon 100ème billet.
Déjà un évènement en soi que se dire que j’ai déjà déblatéré 99 fois ici avant ça… et ce sans trop vous faire fuir. Peut-être même en vous ayant fait rire quelquefois, et ça je m’en lèche les babines de plaisir rétrospectif.

Et aujourd’hui, 2 Zazous est un grand, il a fait ses premiers pas : eh oui, il a un an aujourd’hui.

Voilà c’est dit.
365 jours, 100 billets, toujours pas d’index de recettes, un rythme de publication équivalent ces derniers temps à la capacité pulmonaire d’un fumeur de havanes venant de se déhancher par 45° au soleil sur « I will survive » pendant au moins 35 secondes.
Une année intense, riche en nouveautés, en rencontres, en émotions…

Riche en vie.

Et tout ça grâce à vous, qui avez été au rendez-vous de ce blog et qui l’avez animé de vos commentaires…

Mais je m’égare, ça commence à être aussi riche en émotions que le lib dub de l’UMP.

Donc cessons là.

Je vous laisse encore une fois, en meilleure compagnie que celle de mes mots.

Celle de la recette d’aujourd’hui, qui fait un écho nostalgique à mes origines italiennes chéries…
Les Italiens sont passés maîtres dans l’art d’associer des ingrédients qui aux yeux des gaulois que nous sommes auraient pu paraître antinomiques…
Mais quand ils n’avaient que ça à se mettre sous la dent, eh bien il fallait bien faire avec, et c’est à cette cuisine paysanne, celle de l’inventivité dans l’économat de la vie de tous les jours, lorsque cette vie-là exigeait tant de sueur et de sacrifices, que je voulais rendre hommage aujourd’hui.

Que mes chers amis transalpins ne me jettent pas la pierre, elle pourra leur paraître hérétique dans sa réalisation… mais elle venait du cœur, du bide et du souvenir, et après tout c’est tout ce qu’on essaie de faire ici chez les Zazous : vous donner de l’amour et de la bouffe, y a que ça de vrai.

Donc des pasta, des fayots, un plat « tu parles d’une recette » comme on les aime… et un grand merci à tous ceux qui passent et sont passés.

Au plaisir de vous nourrir, encore et encore.






Ingrédients (pour la tablée de la mamma de base, c’est-à-dire au moins 6 personnes)

-     500 g de haricots blancs secs (type lingots, mais si vous trouvez des borlotti ou des cannellini c’est évidemment encore mieux)
-     350 g de pâtes sèches courtes (ici j’ai été ravie de trouver sur mon chemin des « cresta di gallo », dites crêtes de coq en bon français, petites pâtes crénelées telle notre emblème national)
-          4 ou 5 feuilles de laurier
-          2 petites carottes (ou une grosse)
-   1 ou 2 gousses d'ail (j'les avais oubliées dans ma 1ère édition du message!!)
-          De la bonne huile d’olive
-          Un peu de basilic pour le décor et le parfum qui crie : Italia !
-          Du sel, du poivre
-          Beaucoup d’eau
-          Un peu de temps

Prévoyez de faire tremper vos haricots secs au moins 5 à 6 heures avant la cuisson, avec une bonne pincée de bicarbonate de soude dans l’eau de trempage pour éviter les quelques désagréments allant de pair avec une consommation intensive de légumineuses (à mettre au frigo d’ailleurs les haricots qui trempent, ce serait dommage qu’ils fermentent…)

Une fois vos haricots préalablement réhydratés, versez les dans une grosse cocotte ou une marmite bien haute, couvrez d’eau froide (2 bons centimètres au dessus) et portez à ébullition, et laissez blanchir 10 minutes.

Egouttez les, jetez l’eau de blanchiment, et recouvrez les à nouveau d’eau froide (toujours à 2 bons centimètres au-dessus du niveau), ajoutez les feuilles de laurier, les carottes et les gousses d'ail préalablement épluchées mais entières, et reportez le tout à ébullition.

Lorsque que votre eau bout, laissez cuire à couvert pendant une bonne heure (voire 1h30 en fonction de la variété des haricots, vérifiez la cuisson en goutant à partir d’une heure, et remuez les régulièrement pour qu’ils cuisent uniformément… Ils doivent toujours être recouverts d’eau, vérifiez aussi le niveau tant que vous y êtes…)

Une fois que vous estimez qu’ils sont fondants sous la dent, coupez le feu, enlevez les feuilles de laurier, salez le tout, remuez bien.

Puis à l’aide d’une écumoire, récupérez la moitié environ des haricots, ainsi que les carottes et les gousses d'ail et mixez finement au blender. Réservez, le temps de reporter le reste des haricots et de leur eau de cuisson à ébullition.

Lorsque l’eau bout à nouveau, versez y les pâtes et comptez environ 1 à 2 minutes de moins que le temps de cuisson indiqué pour des pâtes bien « al dente »…

Une fois ce temps écoulé, reversez votre purée de haricots dans la marmite et remuez doucement pour que le mélange soit homogène.





Servez dans les bols, ajoutez une bonne rasade d’huile d’olive, du poivre blanc, ainsi que quelques feuilles de basilic concassées et lancez-vous dans une discussion animée et chaleureuse avec votre voisin de tablée, on est ici en famille…

Et donc à bientôt, pour la saison 2 de 2 Zazous dans le Mistral… !

dimanche 18 décembre 2011

Labneh maison... ou la crème de la crème du Liban


A l’heure où tout le monde se prépare à trousser poulardes et à farcir chapons, à concocter des verrines de la mer ou des bouchées de l’entre deux terres, où les produits nobles tiennent le haut du pavé, je me rends bien compte que je suis un peu… décalée.

Aujourd’hui une recette toute simple, une vraie « tu parles d’une recette » comme on les aime ici, et pas seulement parce que ce sont les seules que j’aie le temps de préparer en ce moment…

Le labneh et moi c’est depuis longtemps une grande histoire d’amour… tout comme le zaatar que j’ai déjà évoqué ici ou ici, il fait partie intégrante de mes coups de cœur culinaires rattachés au Liban…

Qu’est ce j’aime en lui ?
Tout.

Son onctuosité extrême, sa fraicheur, son acidité pourtant tout en rondeurs, son petit goût salé qui me titille délicatement les papilles au point de vouloir tout manger, la façon dont il habille les autres plats qui composent les mezzé, sa manière unique de se marier parfaitement avec l’huile d’olive, le cumin et le pain libanais dont on engloutirait des kilos sans avoir l’air d’y toucher, bref je pourrais continuer longtemps que je n’en ferais pas le tour de cet amour…

D’ailleurs l’intensité de cette passion gustative ne peut pas entièrement s’expliquer : comme toutes les passions, je crois qu’à un moment elle se nourrit d’elle-même… sans aucun lien avec la réalité du produit…

Après tout, ce n’est que du yaourt égoutté. Du fromage blanc frais en somme.
Et pourtant, pourtant…

Alors quand on m’a glissé à l’oreille que je pourrais en faire si simplement à la maison, un univers entier de possibles m’est apparu.

Il suffisait d’y penser.

Et maintenant je ne pense plus qu’à ça.
Et ne mange plus que ça.

Mais il parait que quand on aime, (on) ça ne compte pas.







Ingrédients (pour environ 400 g de produit fini)

-      1 L de lait entier
-      QS de ferments lactiques (ou un yaourt nature bien sur, je n’en avais plus, et l’amour n’attend pas le nombre des années ou l’ouverture du supermarché)
-      Du sel selon votre goût
-      Une passoire étamine (c’est-à-dire pleine de touts petits trous)
-      Un torchon propre
-      Une yaourtière
-      Un peu de patience

Mélangez le lait entier avec les ferments ou le yaourt au fouet, puis versez le mélange dans un grand récipient adapté à votre yaourtière.
Laissez prendre pendant au moins 10 heures, puis une fois le temps écoulé et que vous vous retrouvez avec un kilo de yaourt, mettez le au frais pendant 3 ou 4 heures.

Passé ce temps là, salez le yaourt selon votre goût en sachant cependant que plus la quantité de sel est importante, plus le yaourt va dégorger et donc se faire de plus en plus onctueux au fur et à mesure de l’égouttage…

Mettez votre passoire ou chinois dans un saladier assez grand, posée sur une coupelle renversée, puis tapissez la de votre torchon en coton propre (les mailles du tissu ne doivent pas être trop serrées sous peine de retenir en excès le petit lait).

Versez le yaourt dans le torchon et torsadez le torchon en serrant fermement pour former une boule (plus vous serrez fort, plus vite ça s’égouttera…).

Installez le tout au frais pour 12 h au moins.

Passé ce temps là, sortez la bête : votre yaourt tout bête s’est donc transformé en fromage d’une onctuosité diabolique…

Si vous le saupoudrez de zaatar, si vous l’accompagnez de hommous et d’huile d’olive vous n’êtes plus dans votre cuisine… vous êtes sous les cèdres du Liban.

On n’a jamais voyagé à si peu de frais.




Un grand merci donc à Y. pour m’avoir soufflé cette idée merveilleuse, et pour son zaatar jordanien pour qui je commettrai probablement des crimes…

Je vous laisse j’ai le pot à finir, et une autre brassée à commencer…
La dinde je vous la laisse bien volontiers…



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...