Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


L'index des billets est arrivé !

Affichage des articles dont le libellé est basilic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est basilic. Afficher tous les articles

vendredi 20 juillet 2012

Petits pots de légumes marinés... ou tout est mini dans votre vie!

Le mini légume, c'est tout le génie des as du marketing qui s'exprime en quelques centimètres à peine.

Le mini légume, au début tu ne te méfies pas, tu ne l'as pas encore bien vu, bien trop occupée à soupeser de gigantesques pastèques et des melons charnus, ou à renifler le pédoncule d'une tomate ancienne qui te fait de l'œil...

Mais à peine est-il entré dans ton champ de vision conscient que tu es déjà perdue corps et biens, puisque comme son nom l'indique, il est mini, il est riquiqui, il est tout tout tout petit, on dirait un vrai mais en rétréci...
On dirait... rhooooooo un bébé légume!

Et là des siècles d'inné – et quelques dizaines d'années d'acquis par le biais de la société de consommation que nous chérissons tant – t'écrasent sous le poids de leur impérieux commandement : « prends soin de tout ce qui est petit, trop mignon screugneugneu, riquiqui, et tu en feras quelque chose de Grand».

Ça marche donc à peu près pour tout :
un mini chat (le chaton adorable qui s'est transformé au fil des ans en Maine Coon de 8,5 kg),
un mini chien (le chiot minuscule que tu tenais dans ta main et qui te renverse à présent de ses 120kg de St Bernard),
un mini humain (ton bébé que tu tenais au creux d'un seul bras et qui te demande aujourd'hui d'un air morgue ce qu'on mange ce soir),
une mini jupe (encore la survie de l'espèce),
une mini voiture (pourquoi est ce que tu crois que tu aimes tant ta Fiat 500? parce qu'elle te rappelle l'époque où tu en tenais une dans la main, de Majorette),
un mini PC (que tu peux théoriquement glisser dans ton sac alors que tu n'as jamais besoin d'un ordi quand tu fais les courses chez Dia)
une mini dînette (arrête de piquer les taraillettes en porcelaine de tes filles, c'est pathétique)
un mini macaron ou un mini cookie (tu crois que parce qu'il est petit il n'ira pas se loger où tu penses en mettant donc en péril la survie de l'espèce, mais 15 mini macarons égalant facilement 3 vrais, bref...)
ton mari (mais ça c'est ta belle-mère qui en a pris soin quand il était petit et t'as vu, elle en a fait quelque chose de Grand non?)

Voilà.
Et maintenant le mini légume.

Comment résister?
On peut pas.

Et te voilà donc chez toi avec une cargaison de minis légumes.
Sauf que, on en fait quoi au juste, une fois qu'on a fini de jouer à la dînette?

Une ratatouille pour Lilliputiens?

Mais en même temps si tu en avais acheté plus, eh bien disons que la France serait obligée demain d'emprunter à des taux beaucoup plus élevés que d'habitude pour régler ta contribution à la crise de la dette.

Donc?

Et là l'illumination.
Voilà ce que tu pourras répondre à ton mari goguenard qui s'apprête à te demander ce que donc tu vas faire de ces bébés légumes trop mignon screugneugneu achetés à prix d'or sur un coup de tête :
« Je vais en faire des minis conserves, pour offrir comme minis cadeaux gourmands aux mères des minis copines de nos enfants ».

Bon en fait c'est pas vrai, tu vas les garder pour toi et les manger toute seule avec volupté accompagnées d'une bonne baguette fraiche...

Mais tant de mauvaise foi t'ont quand même fait gagner les recettes qui suivent : 






Ingrédients (pour 3 minis conserves, et une normale, mais j'avais plus de minis pots... snif)

  • Pour les conserves de poivrons à l'ail et au basilic
  • Une quinzaine de ces magnifique minis poivrons rouges trop mignons que tu vois là bas
  • Une gousse d'ail
  • Du sel, du poivre
  • De la bonne huile d'olive bien fruitée
  • Quelques feuilles de basilic frais

Mettez les poivrons sur une plaque recouverte d'une feuille d'alu ou papier sulfu, et enfournez dans un four préchauffé à 210°. Vu la taille de la bête, ne les laissez pas tout seuls trop longtemps, environ 10 minutes suffiront à ce que leur peau noircisse et cloque.
Laissez les un peu refroidir, avant de les peler et épépiner (si vous voulez les avoir entiers je vous conseille de les épépiner avant cuisson). Salez les, pelez la gousse d'ail et coupez la en petits morceaux, mettez les minis poivrons dans les pots préalablement stérilisés (ou simplement ébouillantés ici, je ne compte pas commercialiser...), ajoutez quelques morceaux d'ail, quelques feuilles de basilic lavées, tassez bien et versez l'huile d'olive pour les immerger totalement.
Laissez mariner au moins une nuit avant dégustation...
Une vraie « tu parles d'une recette » hein?
Mais qui a dit que quand c'était simple ce n'était pas grand quand même? A déguster avec du pain frais pour saucer la moindre goutte de l'huile parfumée...

  • Pour les aubergines marinées au vinaigre et au piment (ça c'est une recette de famille lecteur, je te chéris vraiment pour te la donner comme ça)
  • 8 minis aubergines parme si mignonnes que tu as envie de les cajoler tiens
  • du sel
  • 1 gousse d'ail
  • 25 cl de vinaigre blanc
  • 75 cl d'eau
  • de la bonne huile d'olive bien fruitée
  • 1 piment oiseau entier ou moulu
  • de l'origan

Commencer par laver les petites aubergines, et coupez les en lamelles (ici je les ai laissées entières bien que lamellées, pour faire plus joli mignon srcreugneugneu, mais vu qu'en vrai ça marche aussi avec des aubergines normales toutes grosses tu peux lameller franchement si tu en as envie. Par contre avec des vrais aubergines toutes grosses, il faudra aussi les peler).
Mettez les à dégorger au sel dans une passoire (pour les minis compter 1h à 1h30, pour les grosses compter 3 h).
Une fois ce temps écoulé, rincez les puis pressez les entre vos mains plusieurs fois pour en expurger le maximum d'eau.
Mettez à bouillir dans une casserole le vinaigre blanc mélangé à l'eau, puis plongez y les aubergines pour 2 à 3 minutes (en fonction de la taille des morceaux si tu vois ce que je veux dire...)
Récupérez les à l'aide d'une écumoire, mettez en pot avec quelques morceaux d'ail pelés, de l'origan, et un petit peu de piment entre quelques couches d'aubergines, tassez bien, puis versez votre bonne huile d'olive bien fruitée, ainsi qu'une petite louche (ou une cuillère à soupe, tout dépend de la taille du pot tu vois ce que je veux dire...) du bouillon vinaigré.
Fermez et laissez mariner au moins 12 h.
A déguster tout pareil avec du pain frais...

Pour ce qui est du mélange vinaigre/eau, la quantité est donnée à vue de pif, pour mes petites aubergines ça suffisait amplement.
Si vous voulez en faire des grosses, veillez juste à respecter le principe d'un volume de vinaigre blanc pour 2 volumes d'eau, et adaptez en fonction des quantités à ébouillanter...!





Bon, je vous laisse, je m'en vais écouter M. Dutronc Père... en jouant aux taraillettes.


jeudi 19 avril 2012

Lasagnes Primavera : crème de courgettes au basilic, ricotta, pignons...et petits pois!

On continue dans notre lancée italienne chez les zazous… Eh oui pas monomaniaques un brin, comme d’habitude.

Bon je ne referai pas le speech de mes origines, et tutti quanti, ça devient lassant, surtout quand je m’apprête à faire pousser les hauts cris à la majorité de la population transalpine et aux chers amis italiens que j’ai le privilège de compter parmi mes lecteurs.

Pas vraiment grand-chose de traditionnel dans la façon de faire ces lasagnes là…

D’abord je n’avais pas fait précuire mes feuilles.
Pour 3 raisons :
-          Le temps me manque.
-          Le temps me manque.
-          Et je n’ai pas le super bidule à wattmille euros qui permet de les cuire toutes ensemble sans qu’elles ne se collent, et quand on n’a pas le super bidule, eh ben faut le dire c’est la mmmm…, tu t’énerves (si peu, ton tempérament n’étant pas sanguin), tu jures (si peu, les enfants sont à portée de voix), et au final après avoir gâché quelques belles plaques, eh bien… le temps te manque.
Et tu bouffes pas de lasagnes.

Ensuite, vraiment pas traditionnelle ma fausse béchamel pour les traumatisés du roux blanc dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps. Bon depuis j’ai liquidé mon trauma (c’est vrai que c’est trèès bon le roux blanc, si tu fais bien cuire ta farine), mais le temps me manque pour aller faire le sport nécessaire à évacuer les quelques calories en plus apportées par le beurre d’une vraie béchamel.
Et puis une vraie béchamel, ça demande de l’attention et de la méticulosité (un peu).

Et vu que le temps m’a manqué.

Il n’empêche que je trouve que c’est un substitut plus qu’acceptable, mais libre à vous de le faire dans la grande tradition du roux, du blanc, et des feuilles de lasagne précuites qui se collent partout.

Et comme le temps manque à mon incommensurable mauvaise foi pour vous faire l’article de « certes ce sera meilleur version tradi, mais cependant il se trouve que j’ai 2 millions de raisons pour t’expliquer que c’est tout de même excellent comme ça, et que le gain « temps/calories/pas d’angioplastie » générée par la… bla bla bla »

Bref.

Toujours est-il que j’avais une féroce envie d’Italie, et que du parmesan, aux courgettes et petits pois, en passant par le basilic, la ricotta et les pignons, ces lasagnes « primavera » ont tenu leur promesse et plus encore.

Le temps a été à ma botte ce jour-là : elles ont été faites en 40min top chrono, et ont cuit tranquillement dans mon four programmable le temps que j’aille chercher les enfants à l’école.

Rien que pour ça, moi j’vous dis ma bonne dame : Bellissima.




Et en plus, elles sont bonnes.

Ingrédients (pour un grand plat comme celui que vous voyez… après je ne sais s’ils mangent beaucoup vos amis, hein ?)

-          Un paquet (grand modèle) de lasagnes sans pré-cuisson type Riscossa (oui c’est un détail mais ne vous amusez pas à ne pas faire précuire vos plaques si le paquet n’indique pas « sans pré-cuisson ». Vos enfants vous vanneront alors jusqu’à la fin de vos jours d’avoir essayé de leur faire manger du carton fort.)
-          1 pot de ricotta
-          6 petites courgettes (bio celles-ci tiens)
-          1 botte de basilic
-          1 oignon
-          2 gousses d’ail
-          2 poignées de pignons
-          250 g de petits pois (surgelés ceux-là tiens)
-          1 L de lait (entier c’est meilleur, mais j’en avais plus)
-          40 g de maïzena
-          1 CS d’huile d’olive
-          Muscade moulue
-          Sel, poivre

Emincez l’oignon et faites le revenir sur feu vif pour qu’il colore bien. Ajoutez les courgettes coupées en morceaux grossiers (mais pas trop gros) et l’ail concassé et faites suer toujours sur feu vif pour qu’elles rejettent leur eau et qu’elles dorent, environ 10 minutes. Réservez.

Faites précuire les petits pois (ici au micro-ondes 3 min avec un verre d’eau) s’ils sont surgelés (s’ils sont frais pas besoin, ils cuiront suffisamment au four avec les lasagnes). Egouttez et réservez.

Versez le litre de lait dans une casserole, ajoutez-y la maïzena, délayez bien, ajoutez sel, poivre et muscade et faites chauffer progressivement, à feu moyen et en remuant souvent jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu. Elle doit rester fluide cependant.

Mixez les courgettes et l’oignon dans un blender, en y ajoutant le pot de ricotta, les pignons et le basilic. Salez et poivrez.

Préchauffez votre four sur 200° chaleur tournante.

Versez une couche assez importante de pseudo béchamel au fond de votre plat à gratin vide, puis disposez-y vos 1eres feuilles de lasagne et appuyez dessus pour qu’elles soient complètement immergées, c’est vital qu’elles baignent bien dans la sauce pour cuire correctement !

Une fois vos plaques de lasagnes bien noyées de sauce, disposez une couche de crème de courgettes à la ricotta, puis dispersez une partie de vos petits pois dessus.
Remettez des plaques de lasagnes, et versez de la sauce à hauteur.
Puis renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients, en terminant cependant par une plaque de lasagnes, quelques petits pois et une bonne louche de sauce.
La sauce doit entièrement recouvrir le plat.
Tassez un peu au besoin.

Disposez le parmesan râpé à discrétion sur le dessus.
Et enfournez pour 45 à 50 minutes de cuisson.
Que Dieu bénisse les fours programmables, les lasagnes sans pré-cuisson et bien évidemment l’Italie.





Et comme il aurait été dommage de rater le coche, cette recette participe au concours Avantages qui met l’Italie à l’honneur ce mois-ci.

mercredi 28 mars 2012

Pasta e Fagioli... pour un grand merci !

Si j’avais voulu le faire exprès, je n’y serais pas arrivée…
Enfin si peut-être, mais c’est bien plus « licence poétique » de se dire que c’est le fait du hasard plutôt que le fait d’être débordée en permanence et d’avoir laissé faire… jusqu’à la date fatidique.

Parce que oui, chers amis, ce 28 mars est un jour spécial pour 2 Zazous dans le Mistral, et ce à double titre :

D’abord aujourd’hui c’est mon 100ème billet.
Déjà un évènement en soi que se dire que j’ai déjà déblatéré 99 fois ici avant ça… et ce sans trop vous faire fuir. Peut-être même en vous ayant fait rire quelquefois, et ça je m’en lèche les babines de plaisir rétrospectif.

Et aujourd’hui, 2 Zazous est un grand, il a fait ses premiers pas : eh oui, il a un an aujourd’hui.

Voilà c’est dit.
365 jours, 100 billets, toujours pas d’index de recettes, un rythme de publication équivalent ces derniers temps à la capacité pulmonaire d’un fumeur de havanes venant de se déhancher par 45° au soleil sur « I will survive » pendant au moins 35 secondes.
Une année intense, riche en nouveautés, en rencontres, en émotions…

Riche en vie.

Et tout ça grâce à vous, qui avez été au rendez-vous de ce blog et qui l’avez animé de vos commentaires…

Mais je m’égare, ça commence à être aussi riche en émotions que le lib dub de l’UMP.

Donc cessons là.

Je vous laisse encore une fois, en meilleure compagnie que celle de mes mots.

Celle de la recette d’aujourd’hui, qui fait un écho nostalgique à mes origines italiennes chéries…
Les Italiens sont passés maîtres dans l’art d’associer des ingrédients qui aux yeux des gaulois que nous sommes auraient pu paraître antinomiques…
Mais quand ils n’avaient que ça à se mettre sous la dent, eh bien il fallait bien faire avec, et c’est à cette cuisine paysanne, celle de l’inventivité dans l’économat de la vie de tous les jours, lorsque cette vie-là exigeait tant de sueur et de sacrifices, que je voulais rendre hommage aujourd’hui.

Que mes chers amis transalpins ne me jettent pas la pierre, elle pourra leur paraître hérétique dans sa réalisation… mais elle venait du cœur, du bide et du souvenir, et après tout c’est tout ce qu’on essaie de faire ici chez les Zazous : vous donner de l’amour et de la bouffe, y a que ça de vrai.

Donc des pasta, des fayots, un plat « tu parles d’une recette » comme on les aime… et un grand merci à tous ceux qui passent et sont passés.

Au plaisir de vous nourrir, encore et encore.






Ingrédients (pour la tablée de la mamma de base, c’est-à-dire au moins 6 personnes)

-     500 g de haricots blancs secs (type lingots, mais si vous trouvez des borlotti ou des cannellini c’est évidemment encore mieux)
-     350 g de pâtes sèches courtes (ici j’ai été ravie de trouver sur mon chemin des « cresta di gallo », dites crêtes de coq en bon français, petites pâtes crénelées telle notre emblème national)
-          4 ou 5 feuilles de laurier
-          2 petites carottes (ou une grosse)
-   1 ou 2 gousses d'ail (j'les avais oubliées dans ma 1ère édition du message!!)
-          De la bonne huile d’olive
-          Un peu de basilic pour le décor et le parfum qui crie : Italia !
-          Du sel, du poivre
-          Beaucoup d’eau
-          Un peu de temps

Prévoyez de faire tremper vos haricots secs au moins 5 à 6 heures avant la cuisson, avec une bonne pincée de bicarbonate de soude dans l’eau de trempage pour éviter les quelques désagréments allant de pair avec une consommation intensive de légumineuses (à mettre au frigo d’ailleurs les haricots qui trempent, ce serait dommage qu’ils fermentent…)

Une fois vos haricots préalablement réhydratés, versez les dans une grosse cocotte ou une marmite bien haute, couvrez d’eau froide (2 bons centimètres au dessus) et portez à ébullition, et laissez blanchir 10 minutes.

Egouttez les, jetez l’eau de blanchiment, et recouvrez les à nouveau d’eau froide (toujours à 2 bons centimètres au-dessus du niveau), ajoutez les feuilles de laurier, les carottes et les gousses d'ail préalablement épluchées mais entières, et reportez le tout à ébullition.

Lorsque que votre eau bout, laissez cuire à couvert pendant une bonne heure (voire 1h30 en fonction de la variété des haricots, vérifiez la cuisson en goutant à partir d’une heure, et remuez les régulièrement pour qu’ils cuisent uniformément… Ils doivent toujours être recouverts d’eau, vérifiez aussi le niveau tant que vous y êtes…)

Une fois que vous estimez qu’ils sont fondants sous la dent, coupez le feu, enlevez les feuilles de laurier, salez le tout, remuez bien.

Puis à l’aide d’une écumoire, récupérez la moitié environ des haricots, ainsi que les carottes et les gousses d'ail et mixez finement au blender. Réservez, le temps de reporter le reste des haricots et de leur eau de cuisson à ébullition.

Lorsque l’eau bout à nouveau, versez y les pâtes et comptez environ 1 à 2 minutes de moins que le temps de cuisson indiqué pour des pâtes bien « al dente »…

Une fois ce temps écoulé, reversez votre purée de haricots dans la marmite et remuez doucement pour que le mélange soit homogène.





Servez dans les bols, ajoutez une bonne rasade d’huile d’olive, du poivre blanc, ainsi que quelques feuilles de basilic concassées et lancez-vous dans une discussion animée et chaleureuse avec votre voisin de tablée, on est ici en famille…

Et donc à bientôt, pour la saison 2 de 2 Zazous dans le Mistral… !

jeudi 15 septembre 2011

Dal jaune et vert aux 10 parfums... pour partir loin !

Je suis tout à fait consciente que ce n'est pas forcément la période appropriée pour se prendre une bonne suée en dégustant ce dal, mais en même temps il paraît que les touaregs boivent du thé brûlant pour se rafraichir dans le désert... donc on partira ici du même principe.

Qu'il fasse chaud ou froid, ce curry là ne vous laissera pas indifférent... Si parfumé, si goûteux, et surtout si diététiquement correct, avec le plein de légumes secs, épices et légumes verts en un seul tour de main.

Et puis aussi ça fait un bail que je l'ai faite cette recette, et je me désespérais depuis de pouvoir enfin la publier, donc c'est dit aujourd'hui, c'est l'heure du dal, et c'est parti.

Toujours avide de découvrir de nouvelles légumineuses sympa à cuisiner, j'avais craqué il y a un moment sur ces petits pois cassés jaunes.

Il ne m'ont pas déçue : ils gardent meilleure contenance que les pois cassés verts après cuisson, et ils se marient parfaitement au citron vert. Que leur demander de plus?

C'était une improvisation totale, mais en partant du principe que ce qui provient à l'origine d'Inde ne peut être que ravi d'y retourner, je les ai également accompagnés de curry madras, gingembre et ail.
Bon en partant aussi du principe qu'on ne se refait pas, j'ai aussi ajouté du basilic histoire de garder un petit relent de terroir.

Quant à l'histoire des parfums : rien qu'avec le curry on dépasse facile les « 5 parfums », qui sont un grand classique des intitulés de tambouille. Mais bon je voulais pas non plus dire le si poétique «1000 parfums» parce que ce n'est pas aujourd'hui que je vous ferai le coup de la Sartine...

Donc en les comptant bien : coriandre, curcuma, ail, piment, fenugrec, moutarde, cumin, gingembre, basilic, citron vert, ça fait 10. Et celui qui compte le persil pour servir n'est qu'un vil ergoteur.

Sans plus attendre, le dal jaune et vert aux 10 parfums.




Ingrédients (pour 5 personnes)

  • 400 g de pois cassés jaunes (dans les épiceries orientales, ou dans les rayons des très très gros hypermarchés à la section « Cuisine du Monde »)
  • 2 gros poivrons verts
  • 2 oignons blancs doux
  • 50 g de gingembre épluché
  • 1 petit bouquet de basilic
  • 2 gousses d'ail
  • le jus d'un citron vert et demi
  • 2,5 cc de curry madras (ou plus si you like it hot. Rappel : le curry madras se compose généralement des épices suivantes : coriandre, curcuma, cumin, ail, moutarde, fenugrec, piment doux)
  • 1 CS d'huile d'olive
  • 1 CS de ghee (ou beurre clarifié, ou beurre tout court)
  • QS de persil haché pour servir (ou de coriandre fraiche, encore mieux!)
  • Sel, poivre

Pensez à faire tremper un peu vos pois, quelques heures avant utilisation.

Épluchez les oignons, réservez en un, et découpez l'autre en fines lanières.
Coupez les poivrons verts en lamelles pas trop longues en les ayant débarrassés au préalable de leurs graines et réservez.
Épluchez les gousses d'ail, découpez le gingembre en petits cubes et préparez vos épices à proximité.

Dans un hachoir ou un blender, mettez les 2 gousses d'ail, 1 oignon, les morceaux de gingembre, et la totalité du bouquet de basilic et actionnez le pour obtenir une sorte de pâte parfumée.

Dans une sauteuse à bords hauts, faites chauffer l'huile et le beurre et faites y revenir l'oignon coupé en lamelles pour qu'il dore gentiment.
Puis au bout de 5 minutes ajoutez les lamelles de poivron et enrobez les bien de matière grasse.

Laissez dorer encore 5 minutes puis ajoutez la pâte parfumée ainsi que les épices et augmentez un peu le feu pour que tous les parfums s'exhalent au mieux (en remuant régulièrement cela étant car les épices brûlent très facilement).

Ajoutez enfin les pois cassés égouttés, mélangez bien, et mouillez d'eau à hauteur.
Puis couvrez et faites cuire une quarantaine de minutes (à vérifier en goutant aux pois cassés de temps en temps, ils ne doivent pas être trop durs à cœur)

En cuisant les pois vont se déliter et donner une consistance de purée à l'ensemble.

Au moment de servir, ajoutez le jus des citrons verts, mélangez une dernière fois et saupoudrez les bols d'herbes fines hachées sur le moment.



Avec des naans, c'est le bonheur.
Avec de la baguette fraiche aussi, remarque.

Roboratif, réconfortant et parfumé, ce petit dal là fait voyager à peu de frais.
Alors... mangez des pois!

jeudi 5 mai 2011

Clafoutis de courgettes aux amandes, fêta, basilic...et lait ribot

Ça y est c'est le début, la courgette va ramener sa fraise dans mon panier bio jusqu'à la mi-octobre!
Autant donc se creuser la cervelle dès maintenant pour savoir ce qu'on va en faire.
Aujourd'hui on en fait ce petit clafoutis très gouteux.

Avec de la fêta, pour l'acidulé, des amandes et des pignons pour le croquant, du basilic, parce que c'est le Sud hein faut pas oublier.
Et du lait ribot.
Parce qu'il en restait. Et parce qu'encore une fois, cet ingrédient se pose là quand il s'agit d'apporter du moelleux et du fondant.

La recette de base du clafoutis, je l'ai pêchée dans le livre Courgettes, recettes gourmandes de Sylvie Aït Ali, la talentueuse blogueuse d'Amuses Bouche.

La voici donc modifiée à la sauce Zazous, avec un pas-à-pas :

Ingrédients (pour 6 personnes)

  • 3 courgettes (assez grosses)
  • 3 œufs
  • 250 ml de lait ribot
  • 150 g de crème fraiche légère
  • 25 g de pignons
  • 2 poignées d'amandes entières mondées (au jugé je dirais que ça fait 35-40 g)
  • 60 g de farine
  • 150 g de fêta
  • Sel, poivre
  • 1 cc de noix de muscade moulue
  • 1 bouquet de basilic (la devise ici c'est plus on en met, meilleur c'est... mais bon on est marseillais hein)

 

Lavez les courgettes, enlevez les extrémités, laissez la peau et râpez les à l'aide de votre formidable râpe Ikea sur pattes (grosse grille).


Battez les oeufs en omelette, et ajoutez le lait ribot et la crème fraiche.

Mettez vos pignons et amandes entières à griller à sec dans votre pas formidable poêle en céramique (Gracianne a fait un billet là-dessus il y a peu de temps, et je suis au regret de vous annoncer que je compte parmi les plaignantes haineuses déçues par leurs poêles pas empoisonneuses).

Attention surveillez bien ça grille vite! (mais non c'est pas gras les amandes)
Préchauffez votre four à 190°.



Ciselez le basilic et incorporez le à la préparation aux courgettes. Une fois que les amandes et pignons sont dorés à point, ajoutez les également.



Émiettez la fêta et faites lui rejoindre ses petits camarades puis mélangez intimement (j'adore cette expression, son côté canaille me ravit...Oui je sais, il m'en faut peu). Salez (attention la fêta sale déjà pas mal), poivrez, muscadez.

Puis versez dans un plat à gratin préalablement beurré, et enfournez pour 35 minutes.



Au final, un petit clafoutis à la fois moelleux et croquant, généreusement parfumé et qui peut se déguster aussi bien chaud que tiède, ou à température ambiante. (pas glacé, c'est beaucoup moins bon...).


En plus il se fait en 50 minutes chrono, peut être même moins si vous n'avez pas de handicap du style « bébé collant accroché à la jambe ».

Bon voilà une recette de courgettes. Ça c'est fait. Avec 6 courgettes à écouler chaque semaine, pendant 5 mois, ça fait près de 120 courgettes. En les liquidant à coup de 3 par recette, il me faut à peu près 40 recettes.
Même pas peur.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...