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mardi 4 octobre 2011

Chili con carne en vert et blanc... pour en finir avec le rouge et le noir !

Il est de certaines associations qui nous collent à la peau sans même qu'on s'en rende compte : costard-cravate, vanille-fraise, roméo-et-juliette...

Associées parce qu'elles étaient faites pour se rencontrer, elles finissent par tellement nous enferrer dans leurs clichés qu'elles causent notre perte.

Quel businessman n'a jamais rêvé d'aller au boulot en short et tongs (casual friday mon amour)? Quelle petite fille devenue grande n'a pas amèrement regretté tous les parfums manqués de la vie quand elle s'est aperçue à quel point elle commandait automatiquement du bout des lèvres une vanille-fraise, comme une vieille rengaine plus qu'usée?
Combien d'années passées à chercher dans la vraie vie une romance digne des Montaigu et des Capulet (dirty ending excepté) pour finir par se rendre compte, accoudée à un bar de speed dating à 19h30 un lundi, que Shakespeare se fout de la gueule du Monde depuis plusieurs siècles en toute impunité?

Certaines de ces associations sont tellement perverses qu'elles finissent par en devenir des malédictions.

Le rouge et le noir en est une.

Regardez ce qu'il est advenu de Julien? Ou encore de Jeanne?

A trop jouer avec le feu, on finit donc par se brûler, et à l'heure de réaliser un chili con carne, une peur superstitieuse m'a brutalement saisie.

Alors pour lever l'anathème, il était temps de lui donner d'autres couleurs.

Voilà donc sans plus de conneries attendre, un chili con carne en vert et blanc... pour rompre le charme !




Ingrédients (pour 6 personnes à l'aise blaise...)

  • 600 g de veau haché
  • 750 g de haricots blancs en conserve
  • 1 gros oignon blanc
  • 1 oignon vert frais avec sa tige
  • 1 CS d'huile d'olive
  • 2 gousses d'ail
  • ½ piment vert doux
  • 2 cc de chili en poudre (composé de : piment fort, paprika, ail, cumin, origan, girofle)
  • 1 cc de cumin moulu
  • 600 g de tomate ananas (la très grosse tomate toute jaune bien charnue, une m'a suffi pour atteindre les 600 g c'est vous dire)
  • 1 verre d'eau (environ 200ml, mais c'est plus au jugé qu'autre chose)
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • Sel, poivre
  • QS de persil haché (ou toute autre herbe fraiche à votre convenance, perso je suis souvent coriandre addict... Mais pas là. Tu sais le truc habituel, « bien souvent femme varie... »)

Faites revenir les oignons hachés sans coloration dans l'huile d'olive dans une grande cocotte à fond épais. Ajoutez l'ail haché et laissez le exhaler son parfum... Puis ajoutez y le veau haché et faites dorer à feu assez vif, pendant quelques minutes.
Rajoutez les épices (chili et cumin), le piment coupé en petits morceaux, mélangez puis incorporez les haricots blancs égouttés.
Mélangez rapidement à nouveau puis couvrez du jus et de la pulpe de la tomate mixée au blender, et rajoutez le verre d'eau et le cube de bouillon émietté pour compléter afin de bien pouvoir mouiller à hauteur des ingrédients.
Laissez mijoter à couvert pendant une trentaine de minutes à feu moyen, en remuant de temps en temps pour que ça n'attache pas.

En fin de cuisson, salez et poivrez à votre goût.

Au moment de servir, versez le persil haché dans les portions individuelles et mélangez, puis dégustez fumant et en savourant chaque salve délicate du piment...




Parce que oui, un chili en vert et blanc, c'est donc pas rouge comme son nom l'indique, mais ça pique quand même.
Mais bon grâce à lui, j'ai tout de même exilé ma peur.
Et c'est déjà beaucoup.

vendredi 8 juillet 2011

Carpaccio de tomates d'antan au Vieux Comté

Une dernière petite recette avant le silence radio qui résultera du début de mon trip « Uneasy rider » tout personnel : traverser la France dans sa diagonale la plus longue, en voiture, avec 2 gnomes, 2 quintaux de bagages et un coffre de toit Feu Vert.

Glamour non?
Je suis sûre que vous m'enviez.
Moi je salive déjà en tout cas : Henri Dès me lorgne de son petit air malicieux parce qu'il sait que la petite Charlotte et moi on va être très très potes dans les prochaines 48 heures.

L'art de la transition eût voulu que ce soit une recette de charlotte que je vous présente ici.

Ben non, raté.
Ce sera donc une recette de carpaccio.

Parce que c'est frais, et qu'il paraît que quelque part en France il fait très très chaud.
Parce que c'est facile, et que faire les bagages ET cuisiner un sabayon en cage de sucre filé en même temps, ben faut pas pousser Georges C. dans les orties surtout quand il est en short, histoire de ne pas abimer la marchandise.
Parce que ces superbes tomates comme on les faisait dans l' temps, elles m'ont bien tapé dans l'œil.

Et puis parce que c'est comme ça, ça s'appelle l'autocratie bloguesque, et c'est toujours un plaisir de l'exercer (et celui qui me dit non, je crois que c'est lui le plus grands des tyrans... celui qui s'ignore).



Allez je ne vous fais plus languir, une recette « Tu parles d'une recette » comme on les aime chez les Zazous.
Et que ça saute.

Ingrédients (pour 5 personnes)

  • 4 à 5 tomates à l'ancienne, de variétés et de taille diverses (Cornue des Andes, Tomate Ananas, Zan Marzano, Green Zebra, Noire de Crimée, etc...)
  • 1 citron jaune et demi
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 60 g de vieux comté
  • 1 trait de vinaigre balsamique blanc
  • Quelques feuilles de basilic ciselées
  • Sel, poivre

Alors attention place à la technique.

Coupez les tomates en tranches assez fines, et disposez les en alternant les couleurs et les diamètres sur un grand plat de service.
Salez et poivrez assez généreusement, il faut que ce soit bien relevé.
Émulsionnez comme un malade le jus du citron et de son demi, l'huile d'olive et le trait de vinaigre balsamique.

Munissez vous d'un économe et détaillez en copeaux le morceau de vieux comté que vous aviez déjà bien entamé en grignotant entre les repas, honte à vous.

Déposez artistiquement les lamelles de fromage un peu partout sur le plat, et versez la sauce à la petite cuillère jusqu'à ce que les tranches de tomate soient toutes correctement recouvertes.
Rajoutez le basilic ciselé.

Mettez au frais pendant 10 minutes.

Servez avec du bon pain frais, du camembert bien fait, et des anchois marinés tiens.




Voilà, fini.
Une vraie « tu parles d'une recette », hein.

Eh ben en plus je la fais participer au Défi Carpaccio, de Recettes de Cuisine.
Parce que comme pourrait le dire Georges (je suis sûre que ça lui est déjà arrivé) : quand y a de la gêne, y a pas de plaisir.

Allez, à la revoyure les gens.
Si je survis au supplice chinois n° 3957 : « espace clos roulant incluant 2 gniards en bas âge limités dans leurs mouvements sur fond de Chantal Goya pendant plus de 8 heures ».
Tu parles d'une idée.

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