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vendredi 28 mars 2014

Crème anglaise au thé aux fleurs et cigarettes russes... ou pour l'amour du Printemps !

Le printemps, c'est tout un concept.

Il faut apprendre à l'aimer, c'est celui qui nous fait comprendre qu'on a enfin atteint l'âge adulte mais qu'on est enfin content d'y être arrivé.

Oui vois-tu quand on est jeune, midinette, et encore en forme (de quoi?) on aime... l'été.
L'été, c'est la saison des "adodultes", de ceux qui peuvent encore faire étalage de leurs gambettes sans penser automatiquement aux mots "fond de teint" ou "bas de contention". De ceux qui ne pensent qu'à faire la fête, à aller en boîte et à passer leur bac après. L'été c'est m'as-tu-vu, ça n'a pas de nuances, c'est soit il fait une chaleur écrasante et tu fais la sieste avant ton after-before, soit il fait froid et c'est parce que tu es en Bretagne mais que tu l'as bien voulu, tu es maso.

Bon l'hiver je passe parce que personne ne l'aime c'est bien connu.

L'automne plutôt joli ok, les feuilles mortes, les couleurs vives ok mais signe annonciateur de la dépression hivernale et de rentrée des classes donc c'est un peu le pote dont tu apprécies le retour mais que tu ne voudrais pas voir squatter chez toi ad vitam aeternam.

Mais le printemps, mes amis, le printemps...

Une fois atteint l'âge mûr et responsable qui est le tien, et qui ne te permet plus ni de passer des nuits blanches au risque d'y laisser ta peau au boulot le lendemain, ni d'exhiber ton cuissot ou ton mollet sans complexe pour cause diverses et variées et dont les noms se terminent souvent en -ite, -ice et -ange, eh bien le printemps est ton royaume.

Le printemps voit te revenir la lumière douce et moirée qui met ton visage en valeur bien plus que la lumière crue et blafarde de la salle de bains un matin d'hiver avant ton passage au marbre (au maquillage pardon).

Le printemps te laisse exposer tes bras fuselés et musclés par des heures de manutention de packs de lait, courses diverses et bambins potelés mais laisse tes jambes là où elles sont c'est à dire au chaud sous des collants ou un pantalon adapté au train de vie prosaïque et sportif qui est le tien.

Le printemps porte en lui le message que tout sera plus facile maintenant : les gens moins ronchons, la crise moins prégnante, le froid moins vif et les enfants plus heureux... d'avoir bientôt terminé l'école !

Le printemps transforme les arbres en un spectacle enchanteur qui te donnerait presque l'impression d'être à nouveau une jeune fille en fleurs.

Le printemps te donne envie de prendre ton temps, et de te laisser aller à la nonchalance d'un goûter à l'ancienne, avec crème anglaise et cigarettes russes.
Et quand la crème anglaise se paie le luxe d'être parfumée au thé et fleurs de cerisiers Sakura de chez Mariage Frères, tu te dis que ce printemps là sera vraiment une belle série limitée...












Ingrédients :

Pour la crème anglaise au thé aux fleurs :
6 jaunes d’œufs
120 g de sucre
2 cc de thé vert Sakura aux fleurs de cerisier
1 L de lait

Faites bouillir le lait dans une casserole, puis coupez le feu et versez y les feuilles de thé et laissez infuser une bonne 30aine de minutes.
Pendant ce temps, fouettez vigoureusement les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double de volume.
Filtrez le lait puis remettez-le à chauffer jusqu'à une nouvelle ébullition. Versez le au 1er bouillon sur le mélange jaunes/sucre et mélangez jusqu'à avoir une homogénéité dans la préparation. Puis remettez la sur le feu et faites épaissir en remuant régulièrement (en formant des huit au fond de votre casserole pour que ça n'attache pas sur les bords) mais sans faire bouillir sinon les œufs coaguleraient !
Si vous avez un thermomètre c'est le moment de le dégainer et de ne pas dépasser les 84°. Sinon faites le « à la nappe » c'est à dire que la crème est cuite lorsqu'en passant le doigt sur votre spatule imbibée de crème, le trait qui est formé par votre doigt est net et précis et ses bords ne coulent pas...

Versez dans un saladier et réservez au frais 2 bonnes heures au moins avant dégustation.

Pour les cigarettes russes : (j'ai utilisé les 6 blancs de mes œufs , donc les proportions sont pour 6 blancs) je me suis inspirée de la recette utilisée par Scally ici
180 g de beurre très pommade
180 g de sucre
180 g de farine
6 blancs d'oeuf (soit 180 g...)

Mélangez le beurre et le sucre jusqu'à ce qu'ils forment une crème onctueuse et blanche (ça se fait très bien au robot avec le K ou la feuille...). Puis ajoutez les blancs préalablement touillés à la fourchette (pas montés!) et continuez à homogénéiser le mélange. Ajoutez enfin en dernier lieu la farine tamisée : la pâte doit être onctueuse et « crissante ».

Préchauffez votre four à 180° (chaleur tournante si possible).
Déposez 1 CS du mélange sur une plaque graissée, un tapis de cuisson, ou du papier sulfurisé et étalez la ensuite en forme ovale de 5 à 6 cm de diamètre : la pâte doit être d'une épaisseur régulière, en couche fine mais pas transparente. (les spatules à glaçage droites font très bien le boulot mais si vous n'en avez pas vous pouvez le faire au couteau à beurre ou avec le dos d'une petite cuillère...)

Enfournez pour 5 minutes environ, ça va très vite : les bords commencent à se colorer et à roussir, le centre doit être en train de dorer mais pas encore roux.
Et là il faut être rapide et avoir les doigts bioniques : prenez le cercle/ovale et commencez à en rouler une extrémité en boudin puis sur lui-même jusqu'à former un rouleau (comme si c'était de la pâte à modeler).

La technique pro va vous dire d'essayer de le rouler autour d'un tube en inox, ou d'un crayon... Mais cela va tellement vite durcir que le temps d'ajuster le tube ou le crayon, ce sera peut être trop tard et la pâte aura tendance à casser.

Donc si vous arrivez à résister à la chaleur au bout de vos doigts, vous pouvez le rouler sur lui même. Prévoyez de le caler en « fin de course » avec un objet léger (un crayon pour le coup!) afin que le rouleau garde sa forme le temps de durcir définitivement.

Après vous pouvez vous amuser à les rouler plus ou moins serrées, plus ou moins jusqu'au bout, bref à jouer avec la nourriture, c'est un excellent signe de santé mentale... (ça et le poil soyeux).

Ces cigarettes se conservent paraît il jusqu'à 10 jours dans une boîte hermétique (en fer plutôt type boîte à biscuits).
Je vous avouerai que je n'ai pas eu le temps de vérifier la véracité de cette affirmation.

Dressez votre table, faites infuser le thé, et prenez votre goûter les yeux perdus dans la douceur de cet après midi de printemps.






Le printemps c'est toute une promesse, et ce qu'il y a de magique en lui, c'est qu'il revient tous les ans.

Vivement l'année prochaine !





jeudi 17 mai 2012

Petits farcis végétariens : ricotta, asperges violettes, fêta et menthe

Il semblerait bien qu’en ces temps troubles et difficiles, même le printemps voie son état de grâce se dérober sous ses pas…

Après une brise d’espoir qui nous a apporté une à deux journées splendides, la chape de plomb du dérèglement climatique nous est retombée dessus comme un cours de bourse capricieux effrayé par l’air du temps (ou par son ombre même, qui sait ?).

Pourtant la Nature, à son habitude, ne s’embarrasse pas du temps des hommes et en ce 17 mai, les légumes primeurs ont déjà débarqué depuis quelques semaines sur les étals.

Or près des étals en question point de parasol mais des passants malmenés à qui par le vent, à qui par le froid, au deux par la mauvaise humeur ambiante, et à l’heure où j’écris ces lignes, c’est avec désespoir que je regarde le ciel se charger de nuages peu amènes, et les prévisions météo à 10 jours finissent de tuer dans l’œuf mes aspirations printanières.

Mais faut bien vivre après tout hein.

C’est pourquoi au lieu de me lamenter, je préfère profiter des rares plaisirs dont on dispose désormais en ces jours sombres…

Les petites courgettes rondes de Nice, les asperges violettes et les oignons rosés de Roscoff sont de ceux-là.
Ainsi que la fêta, la menthe fraiche et odorante, et une ricotta bien crémeuse qu’on laperait à même le pot.








Laissez donc ces petits farcis végétariens remplir votre palais d’espoir, à défaut d’avoir le cœur léger et les bras légèrement hâlés…

Ingrédients (pour 4 personnes en entrée)

-      8 petites courgettes rondes de Nice
-      4 asperges violettes
-      125 g de ricotta
-      70 g de fêta
-      1 petit suisse
-      1 oignon rosé de Roscoff
-      1 oignon rouge
-      2 CS de vinaigre de cidre
-      1 CS d’huile d’olive
-      Le jus d’un citron jaune
-      1 beau bouquet de menthe fraiche
-      Sel, poivre

Faites cuire à la vapeur les courgettes évidées et leurs chapeaux respectifs, environ 10 à 15 min (selon la puissance de votre cuit vapeur, il faut qu’elles soient un peu « tombées » mais qu’elles restent croquantes) et rafraichissez les sous l’eau froide, puis égouttez les tête en bas.

Faites cuire également à la vapeur l’oignon rouge coupé en lamelles un peu larges (comme des petits pétales) pendant environ 3 à 4 min et rafraichissez le également bien sous l’eau froide pour qu’il ne perde pas trop sa couleur.

Détaillez la pulpe de courgette grossièrement.
Faites revenir dans la cuillère d’huile d’olive l’oignon rosé de Roscoff émincé, et ajoutez-y la pulpe de courgette, puis laissez mijoter pendant une dizaine de minutes, et enfin déglacez la poêle au vinaigre de cidre. Salez et poivrez.
Mixez le tout finement en purée au blender et laissez refroidir.

Fouettez la ricotta dans un saladier pour qu’elle soit bien crémeuse, ajoutez le petit suisse, puis mélangez ceci à la purée de courgette et d’oignon. Emiettez la feta, enlevez le tronçon dur des asperges rincées au préalable et râpez-les (oui, oui, crues !) au-dessus de la préparation puis mélangez le tout.

Enfin hachez de la menthe selon votre goût (ici beaucoup !), pressez le jus du citron et incorporez tout ça à la farce en mélangeant bien pour que le tout soit homogène.

Farcissez les courgettes de votre préparation, remettez-leur leurs chapeaux, et réfrigérez une bonne heure… le temps de préparer l’apéro.

Ne regardez pas dehors, servez-vous et allez déguster avec votre casque de MP3 sur les oreilles… en écoutant ça.





Allez je vous laisse je vais finir mon débardeur en crochet sous ma lampe à UV.

mardi 8 mai 2012

Salade udon et bébés bok choy... ou la Foodista Fever

Mesdames et Messieurs, tout est dans le titre.

A l’instar de l’autre pathologie maligne qui sévit en ce moment, la foodista fever, sa proche cousine, peut se choper sans qu’on s’en rende compte.

Les modes de transmissions sont simples : au gré de vos lectures et autres pérégrinations, votre attention est happée par un terme exotique qui vous laisse pantois… et là c’est le drame, les mots commencent à vous hanter… inconsciemment la plupart du temps.

Fève tonka, beurre sec des Charentes, ail des ours, mirin, feuille de riz, matcha, manitoba, borlotti, burrata, cannoli, udon, ramen, ghee, poutargue de thon, philadelphia… 
Autant de pointes venimeuses prêtes à se ficher en votre cœur tendre pour vous inoculer ce Haut Mal.

Soyez donc prudents, si par un bel après-midi de printemps, férié probablement comme le sont tous les beaux après-midi de printemps, vous vous retrouvez en train de tapoter fébrilement du pied et de vous gratter frénétiquement le bout du nez en vous passant la langue sur les lèvres à la lecture d’un magazine culinaire.

Ce sont les premiers symptômes et si vous n’y mettez pas le holà, vous allez prochainement vous retrouver en train de vous harnacher pour une expédition impromptue au premier supermarché exotique venu, vous qui n’aviez prévu rien d’autre qu’un moment intense de farniente dans le texte… certes beaucoup plus poétique que notre terme gaulois de « rien glander du tout », mais pour le reste il s’agit du même processus.

Et bien non ça y est c’est trop tard, vous voilà errant à 17h45 dans les allées plus ou moins bondées du magasin asiatique situé à l’autre bout de la ville.

Or comme ce n’est pas votre premier accès de Foodista Fever, vous avez paré à toute éventualité et vous n’avez pris qu’un panier riquiqui, histoire de limiter les dégâts collatéraux pour votre étagère Ikéa de la cuisine qui supporte déjà le poids de deux quintaux de produits secs qui pourraient vous permettre de tenir le siège de Carcassonne deux fois de suite.

Mais c’est préjuger de ce Haut Mal qu’est la Foodista Fever.
Puisque votre précaution vous servira juste à finir à la caisse, vos membres supérieurs ensevelis sous le poids de ce que vous n’avez pas réussi à rentrer en équilibre sur le panier, votre jambe vous servant à pousser ledit panier dans les allées bondées… je l’ai déjà précisé.
Pas grave ce ne sera pas la première fois que vous vous servez de vos dents pour sortir votre carte bleue, votre émail diamant s’en remettra.
Ceux qui vous suivent à la caisse peut être pas. De rire.

Vous voilà enfin rentré(e) chez vous.
De fait la fameuse étagère étant déjà sur le point de périr, il vous faudrait cuisiner dans la foulée tout ce que vous avez traîné jusqu’ici, afin d’être en mesure de nourrir le voisinage qui n’a bien entendu rien demandé.

Un moment désemparé(e) par le fait d’avoir craqué sur des ingrédients qui vous sont ma foi moins familiers que la plaquette Président, ou la courgette toute bête qui squatte votre frigo, il vous faut donner le coup de grâce à la maladie, faute de quoi elle vous emportera…

Et il n’existe qu’un seul remède à cela : improvisez.

Si ce n’est donc cette recette, ce sera celle-là. La FF n’aura pas ma peau. Et mon porte-monnaie pour rien.

Dont acte.







Ingrédients (en entrée disons pour 4, en plat principal, j’aurai presque tout mangé toute seule… Hum)

-          4 ou 5 bébés bok choy tips (oui je sais ça titille hein, mais résistez ce sont les premiers symptômes !! Sinon, si vous voulez céder, allez voir par là)
-          Un demi-paquet de nouilles udon (allez voir ici)
-          Une dizaine de radis ronds
-     Une demi-botte de cu chai (par ici pour l’explication. Pour tout vous dire je croyais avoir acheté de l’ail des ours… ! Mais non, ce sera pour mon prochain accès de FF)
-          3 CS de vinaigre de riz
-          2 Cs d’huile d’olive
-          4 à 5 CS de sauce soja (type Kikkoman)

Faites blanchir les bébés bok choy tips dans de l’eau bouillante pendant 30 à 45 secondes pas plus, puis refroidissez les immédiatement à l’eau glacée pendant quelques instants pour être sûr de fixer la couleur et de stopper la cuisson, mais ne les laissez pas trop tremper non plus sinon ils se gorgeront d’eau et perdront leur côté ultra croquant.
Essuyez soigneusement et réservez.

Faites bouillir de l’eau légèrement salée pour cuire vos udon, 4 minutes pas plus après reprise de l’ébullition, rafraichissez sous l’eau froide dès la fin de cuisson et laissez-les elles légèrement humides pour qu’elles ne collent pas trop.

Détaillez vos bébés bok choy tips en morceaux épais, émincez finement vos radis rincés, ciselez le cu chai (comme de la ciboulette), versez les udon égouttés dans un saladier et mélangez délicatement avec vos légumes.
Dans un bol à part, mélangez la sauce soja, le vinaigre de riz, et l’huile d’olive et émulsionnez puis versez la sauce dans le saladier et remuez délicatement toujours.

Dégustez aussitôt ou réfrigérez une trentaine de minutes avant délectation.





Bon je vous laisse je dois m’en aller trouver une solution de stockage à tout ce qui reste de mon dernier accès de Foodista Fever.

Soyez vigilants… la FF vous guette.

jeudi 19 avril 2012

Lasagnes Primavera : crème de courgettes au basilic, ricotta, pignons...et petits pois!

On continue dans notre lancée italienne chez les zazous… Eh oui pas monomaniaques un brin, comme d’habitude.

Bon je ne referai pas le speech de mes origines, et tutti quanti, ça devient lassant, surtout quand je m’apprête à faire pousser les hauts cris à la majorité de la population transalpine et aux chers amis italiens que j’ai le privilège de compter parmi mes lecteurs.

Pas vraiment grand-chose de traditionnel dans la façon de faire ces lasagnes là…

D’abord je n’avais pas fait précuire mes feuilles.
Pour 3 raisons :
-          Le temps me manque.
-          Le temps me manque.
-          Et je n’ai pas le super bidule à wattmille euros qui permet de les cuire toutes ensemble sans qu’elles ne se collent, et quand on n’a pas le super bidule, eh ben faut le dire c’est la mmmm…, tu t’énerves (si peu, ton tempérament n’étant pas sanguin), tu jures (si peu, les enfants sont à portée de voix), et au final après avoir gâché quelques belles plaques, eh bien… le temps te manque.
Et tu bouffes pas de lasagnes.

Ensuite, vraiment pas traditionnelle ma fausse béchamel pour les traumatisés du roux blanc dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps. Bon depuis j’ai liquidé mon trauma (c’est vrai que c’est trèès bon le roux blanc, si tu fais bien cuire ta farine), mais le temps me manque pour aller faire le sport nécessaire à évacuer les quelques calories en plus apportées par le beurre d’une vraie béchamel.
Et puis une vraie béchamel, ça demande de l’attention et de la méticulosité (un peu).

Et vu que le temps m’a manqué.

Il n’empêche que je trouve que c’est un substitut plus qu’acceptable, mais libre à vous de le faire dans la grande tradition du roux, du blanc, et des feuilles de lasagne précuites qui se collent partout.

Et comme le temps manque à mon incommensurable mauvaise foi pour vous faire l’article de « certes ce sera meilleur version tradi, mais cependant il se trouve que j’ai 2 millions de raisons pour t’expliquer que c’est tout de même excellent comme ça, et que le gain « temps/calories/pas d’angioplastie » générée par la… bla bla bla »

Bref.

Toujours est-il que j’avais une féroce envie d’Italie, et que du parmesan, aux courgettes et petits pois, en passant par le basilic, la ricotta et les pignons, ces lasagnes « primavera » ont tenu leur promesse et plus encore.

Le temps a été à ma botte ce jour-là : elles ont été faites en 40min top chrono, et ont cuit tranquillement dans mon four programmable le temps que j’aille chercher les enfants à l’école.

Rien que pour ça, moi j’vous dis ma bonne dame : Bellissima.




Et en plus, elles sont bonnes.

Ingrédients (pour un grand plat comme celui que vous voyez… après je ne sais s’ils mangent beaucoup vos amis, hein ?)

-          Un paquet (grand modèle) de lasagnes sans pré-cuisson type Riscossa (oui c’est un détail mais ne vous amusez pas à ne pas faire précuire vos plaques si le paquet n’indique pas « sans pré-cuisson ». Vos enfants vous vanneront alors jusqu’à la fin de vos jours d’avoir essayé de leur faire manger du carton fort.)
-          1 pot de ricotta
-          6 petites courgettes (bio celles-ci tiens)
-          1 botte de basilic
-          1 oignon
-          2 gousses d’ail
-          2 poignées de pignons
-          250 g de petits pois (surgelés ceux-là tiens)
-          1 L de lait (entier c’est meilleur, mais j’en avais plus)
-          40 g de maïzena
-          1 CS d’huile d’olive
-          Muscade moulue
-          Sel, poivre

Emincez l’oignon et faites le revenir sur feu vif pour qu’il colore bien. Ajoutez les courgettes coupées en morceaux grossiers (mais pas trop gros) et l’ail concassé et faites suer toujours sur feu vif pour qu’elles rejettent leur eau et qu’elles dorent, environ 10 minutes. Réservez.

Faites précuire les petits pois (ici au micro-ondes 3 min avec un verre d’eau) s’ils sont surgelés (s’ils sont frais pas besoin, ils cuiront suffisamment au four avec les lasagnes). Egouttez et réservez.

Versez le litre de lait dans une casserole, ajoutez-y la maïzena, délayez bien, ajoutez sel, poivre et muscade et faites chauffer progressivement, à feu moyen et en remuant souvent jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu. Elle doit rester fluide cependant.

Mixez les courgettes et l’oignon dans un blender, en y ajoutant le pot de ricotta, les pignons et le basilic. Salez et poivrez.

Préchauffez votre four sur 200° chaleur tournante.

Versez une couche assez importante de pseudo béchamel au fond de votre plat à gratin vide, puis disposez-y vos 1eres feuilles de lasagne et appuyez dessus pour qu’elles soient complètement immergées, c’est vital qu’elles baignent bien dans la sauce pour cuire correctement !

Une fois vos plaques de lasagnes bien noyées de sauce, disposez une couche de crème de courgettes à la ricotta, puis dispersez une partie de vos petits pois dessus.
Remettez des plaques de lasagnes, et versez de la sauce à hauteur.
Puis renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients, en terminant cependant par une plaque de lasagnes, quelques petits pois et une bonne louche de sauce.
La sauce doit entièrement recouvrir le plat.
Tassez un peu au besoin.

Disposez le parmesan râpé à discrétion sur le dessus.
Et enfournez pour 45 à 50 minutes de cuisson.
Que Dieu bénisse les fours programmables, les lasagnes sans pré-cuisson et bien évidemment l’Italie.





Et comme il aurait été dommage de rater le coche, cette recette participe au concours Avantages qui met l’Italie à l’honneur ce mois-ci.
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