Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


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samedi 7 mai 2011

La piste aux étoiles : noix, banane, mascarpone et chocolat

Une onctueuse mousse de banane au mascarpone, enserrée par deux fines tranches de génoise aux noix délicatement imbibées par un expresso corsé, le tout généreusement glacé par une ganache chocolat noir/café.



Je sais ce que vous vous dites, oui ce gâteau a un impact terrible sur le réchauffement climatique, je l'avoue je le confesse. 
Étant donné le brusque pic de CO2 expiré qui va être rejeté dans l'atmosphère lors des innombrables séances de Power Plate vitesse 10 qu'il faudra pour l'éliminer, alors oui nous avons notre part de responsabilité dans l'effet de serre.

Je plaide coupable, je vais aller de ce pas planter un arbre pour compenser.

Mais bon en même temps, les étoiles c'est loin et ça se mérite, vous croyez que Youri Gagarine ne s'est nourri que de luzerne avant de partir pour son grand voyage?
Non, il fallait de la nourriture qui tienne au corps, vindieu!

Bon ben voilà c'est fait :

Ingrédients (pour 8 personnes)

Pour la génoise aux noix et au café :
  • 50 g de noix brisées menues réduites en poudre (au blender ça marche bien)
  • 75 g de farine de blé (T65 ici)
  • 50 g de farine de seigle
  • 125 g de cassonnade
  • 4 oeufs
  • 1 expresso corsé

Pour la mousse de banane au mascarpone :
  • 113 g de banane (soit 2 grosses, je les ai pesées parce qu'en mission spatiale le diable est dans les détails)
  • 250 g de mascarpone
  • 100 ml de lait ribot
  • 125 g de golden syrup

Pour la ganache au chocolat et au café :
  • 190 g de chocolat noir (ici du Nestlé dessert corsé, mais un à 70% ça doit être pas mal non plus!)
  • 200 ml de crème liquide entière
  • 2 CS de lait
  • 2 cc de café lyophilisé

Pour le décor:
  • Ici des étoiles en sucre. Jaunes et blanches. Oubliées depuis l'anniversaire d'un des gnomes (mais avec des neuves, ça marche aussi)

Attention : Je tiens à préciser avant de commencer que les proportions de la ganache sont assez importantes, j'ai pu réaliser à la fois le gâteau avec ça, et deux coupelles individuelles dessert banane/chocolat en plus... et il m'est restée un (petit) fond de ganache à manger comme ça, à la cuillère... Oui, là, dans le bol blanc...
Eh oui rappelez vous le syndrome 4 à table, y'en a pour 12. Désolée, on ne se refait pas.


Commencez à préparer la génoise : battez les œufs entiers avec le sucre à vitesse maximale dans votre robot, jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double (voire triple) de volume.

Préchauffez votre four à 150°.
Essayez de tamiser dans la mesure du possible (il reste toujours quelques morceaux...) les deux types de farine avec les noix en poudre.
Quand le mélange est assez homogène, incorporez le à la spatule en plusieurs fois au mélange œufs/sucre, en soulevant bien la masse pour ne pas trop faire retomber l'appareil.

Versez le dans le moule de votre choix, préalablement beurré, et enfournez pour 20 à 25 min, la génoise doit être dorée mais pas trop.
Laissez refroidir sur une grille (comptez une bonne demi heure)

Pendant que votre génoise se repose gentiment, passez à la mousse de banane.
NB : Sortez le mascarpone du frigo un peu de temps avant de commencer la mousse, afin de l'assouplir un peu.

Mixez dans votre blender les 2 bananes, le lait ribot et le golden syrup (ça colle un max!) jusqu'à l'obtention d'une sorte de smoothie. Retenez vous de le boire, et versez le dans le bol de votre robot, où l'attend déjà votre mascarpone assoupli par la température ambiante.
Mélangez à vitesse moyenne au fouet, jusqu'à l'obtention d'une mousse homogène et onctueuse mais qui se tient.
Réservez au frigo pendant que vous faites sa fête à la ganache.

Cassez le chocolat en morceaux dans un bol.
Faites bouillir la crème et le lait, et ajoutez y le café. Mélangez et versez en pluie sur le chocolat, en 3 fois, en fouettant bien après chaque étape pour que le mélange soit lisse et brillant.
Réservez.

Passons au montage du gâteau :

Faites un expresso corsé avec Georges ou tout autre type qu'il vous plaira (chacun son truc après tout).
Installez sur une grande assiette ou un grand plat un papier aluminium assez grand ou du papier sulfurisé, pour vous faire une sorte de plan de travail...
Découpez votre génoise en 2 par le milieu (c'est là le passage délicat!) au couteau à pain, assez paradoxalement c'est la seule façon de ne pas (trop) en faire de la charpie.

Imbibez les faces intérieures de chaque étage de génoise de gouttes d'expresso (au pinceau c'est pas mal).
Garnissez généreusement un des étages de mousse de banane. Lissez à la spatule.
Recouvrez la mousse par l'autre partie de la génoise.

Puis préparez vous au grand chambardement : versez la ganache par dessus en filet puis lissez à la spatule pour recouvrir entièrement le gâteau.
Ça en fout partout, c'est normal, c'est pas grave ce sera bon quand même.

Essayez de stocker dans votre frigo, sans que l'aluminium ou le papier sulfu ne recouvre les côtés du gâteau (je sais c'est pas évident).

Laissez au frais pour 1h30 au moins. (2h c'est mieux).


Lors de l'arrivée de vos invités (ou lorsque vous voulez le manger tout seul, comme un grand), disposez de petites étoiles en sucre sur le dessus.

Pour faire joli. Et pour qu'il mérite son nom.

A noter aussi, c'est là que se trouve le deuxième piège : comment le présenter sans son alu?
Soit vous êtes un warrior qui craint dégun comme ils disent chez nous, et vous essayez de glisser une spatule hyper plate dessous et de le déplacer. Banzaï.
Soit vous êtes un filou qui fait le malin, et vous découpez juste ce qu'il faut de papier pour qu'on ne le voie plus.

Soit vous êtes un mélange des 2, et vous prévenez discrètement mais gentiment un de vos invités qu'il se peut que sa part ait gardé un bout d'aluminium au fondement.

Moi, j'dis ça j'dis rien.

Et voilà faites vous un p'tit bout de la piste aux étoiles.

Bon, et puis c'est pas SI riche que ça.
Après tout, y'a pas de beurre.


vendredi 6 mai 2011

Papillote de saumon aux agrumes "perfect mom"



 
On est vendredi, le week-end est presque à portée de main...


Ce qui signifie, si vous avez des enfants, que les deux prochains jours feraient passer les 8h journalières de cardiotraining des athlètes s'entrainant pour le marathon pour une banale séance de yoga d'une demi heure.




Donc pour affronter ça, va falloir faire le plein de vitalité, et pour cela rien de tel que des fibres, des oméga 3, de la vitamine C... beaucoup de vitamine C! (et non le guronzan ça ne se cuisine pas!)

Cette petite papillote de saumon aux agrumes, sur son lit de carottes, fenouil et citron confit, pourra peut être vous aider à passer le cap...
Si vous la servez avec une céréale quelconque (ici du riz) c'est le plat emblématique de la morue mère parfaite, vous savez celle qui arrive à l'école à 08h15 pétantes, non échevelée, toute de blanc vêtue (et pas de blanc avec des empreintes de chaussures pointure 21) et ne sentant pas encore le fauve.

Comment fait elle?
Pour l'école je ne sais toujours pas, mais pour ce plat là je l'ai démasquée c'est par ici que ça se passe :

Ingrédients (pour 2 ou 3 personnes, selon le gabarit de vos convives...)

  • 2 pavés de saumon frais ou congelés, avec ou sans peau (God bless you and your offspring Mr Picard)
  • 2 petits fenouils
  • 2 carottes
  • 1 citron confit
  • 1 petit oignon nouveau ou une cébette
  • 1 demie gousse d'ail
  • Le jus d'une orange
  • Le jus d'un citron vert
  • 2 cc d'huile d'olive
  • Coriandre fraîche
  • Sel, poivre


Préchauffez votre four à 190°.
Épluchez vos carottes, rincez vos fenouils, et taillez tout ce petit monde en dés, plus ou moins gros selon la psychorigidité de votre moi profond (la morue mère parfaite elle taillerait ça en « julienne », mais f***)

Émincez finement l'oignon nouveau et l'ail, et mélangez les légumes dans un saladier.
Ajoutez le citron confit taillé en petits dés et mélangez à nouveau.

Dans un petit bol, pressez l'orange et le citron vert.
Découpez 2 rectangles de papier sulfurisé et 2 rectangles d'aluminium, et superposez-les, le papier sulfu devant être celui qui sera en contact avec les ingrédients.

Disposez au centre de vos papillotes un petit lit de légumes, et ajoutez par dessus le pavé de saumon.
Arrosez du jus des agrumes, ajoutez à chaque papillote la cuillère d'huile d'olive en filet, et parsemez d'un peu de coriandre fraiche (ne mettez pas tout, les herbes fines perdent leur éclat à la cuisson, donc gardez du vert pour plus tard, ça fait du bien au moral...)

Enveloppez tout ça bien serré (imaginez que vous ficelez la mère parfaite).

Enfournez pour 20 minutes de cuisson.

Servez avec du riz, du boulghour, du petit épeautre enfin ce que vous avez sous la main, en parsemant le reste de coriandre fraîche et congratulez vous : pendant un moment, de 12h30 à 13h00, VOUS avez été LA mère parfaite.

Bon de toute façon ces histoires de mères parfaites c'est un mythe, elle nourrit peut être ses enfants de façon équilibrée ET les emmène à l'heure à l'école sapée comme une gravure de mode, mais je suis sûre qu'elle a des cors horribles aux pieds.
J'ai le numéro de sa psy pédicure, je vais enquêter.

PS : Pour voir une morue en chair et en filets, allez par là. Vous ne regretterez pas, juré.

Bon week end!

jeudi 5 mai 2011

Clafoutis de courgettes aux amandes, fêta, basilic...et lait ribot

Ça y est c'est le début, la courgette va ramener sa fraise dans mon panier bio jusqu'à la mi-octobre!
Autant donc se creuser la cervelle dès maintenant pour savoir ce qu'on va en faire.
Aujourd'hui on en fait ce petit clafoutis très gouteux.

Avec de la fêta, pour l'acidulé, des amandes et des pignons pour le croquant, du basilic, parce que c'est le Sud hein faut pas oublier.
Et du lait ribot.
Parce qu'il en restait. Et parce qu'encore une fois, cet ingrédient se pose là quand il s'agit d'apporter du moelleux et du fondant.

La recette de base du clafoutis, je l'ai pêchée dans le livre Courgettes, recettes gourmandes de Sylvie Aït Ali, la talentueuse blogueuse d'Amuses Bouche.

La voici donc modifiée à la sauce Zazous, avec un pas-à-pas :

Ingrédients (pour 6 personnes)

  • 3 courgettes (assez grosses)
  • 3 œufs
  • 250 ml de lait ribot
  • 150 g de crème fraiche légère
  • 25 g de pignons
  • 2 poignées d'amandes entières mondées (au jugé je dirais que ça fait 35-40 g)
  • 60 g de farine
  • 150 g de fêta
  • Sel, poivre
  • 1 cc de noix de muscade moulue
  • 1 bouquet de basilic (la devise ici c'est plus on en met, meilleur c'est... mais bon on est marseillais hein)

 

Lavez les courgettes, enlevez les extrémités, laissez la peau et râpez les à l'aide de votre formidable râpe Ikea sur pattes (grosse grille).


Battez les oeufs en omelette, et ajoutez le lait ribot et la crème fraiche.

Mettez vos pignons et amandes entières à griller à sec dans votre pas formidable poêle en céramique (Gracianne a fait un billet là-dessus il y a peu de temps, et je suis au regret de vous annoncer que je compte parmi les plaignantes haineuses déçues par leurs poêles pas empoisonneuses).

Attention surveillez bien ça grille vite! (mais non c'est pas gras les amandes)
Préchauffez votre four à 190°.



Ciselez le basilic et incorporez le à la préparation aux courgettes. Une fois que les amandes et pignons sont dorés à point, ajoutez les également.



Émiettez la fêta et faites lui rejoindre ses petits camarades puis mélangez intimement (j'adore cette expression, son côté canaille me ravit...Oui je sais, il m'en faut peu). Salez (attention la fêta sale déjà pas mal), poivrez, muscadez.

Puis versez dans un plat à gratin préalablement beurré, et enfournez pour 35 minutes.



Au final, un petit clafoutis à la fois moelleux et croquant, généreusement parfumé et qui peut se déguster aussi bien chaud que tiède, ou à température ambiante. (pas glacé, c'est beaucoup moins bon...).


En plus il se fait en 50 minutes chrono, peut être même moins si vous n'avez pas de handicap du style « bébé collant accroché à la jambe ».

Bon voilà une recette de courgettes. Ça c'est fait. Avec 6 courgettes à écouler chaque semaine, pendant 5 mois, ça fait près de 120 courgettes. En les liquidant à coup de 3 par recette, il me faut à peu près 40 recettes.
Même pas peur.

mardi 3 mai 2011

Le sablé qui se prend pour un Pim's : kumquat - orange - chocolat !

Voilà un petit moment qu'il n'y avait plus de recette de cuisine sur ce blog de... cuisine. Si cette phrase ne vous fait pas sourire, c'est que vous n'êtes pas allé là.
Si vous y êtes allé et que vous ne souriez toujours pas, je recommande d'habiter en région PACA. Ou la luminothérapie c'est très efficace, paraît-il, pour ceux qui n'ont pas l'insigne honneur de résider là où le soleil brille - allez n'exagérons pas - toujours. Et la recette demeure ci-dessous c'est pas plus cher, sans rancune camarade.

J'ai précédemment indiqué ma pâssion (oui avec un circonflexe, pour mieux exprimer mon état de pâmoison) devant les sablés de tous types, et plus particulièrement ceux avec une base de sucre glace. Et j'avais dans le même temps exprimé mon souhait d'essayer cette base avec du kumquat, ce petit agrume trop mignon screugneugneu et tellement bon aux palais à qui l'acidulé ne fait pas peur.

Donc quand la monomanie rencontre la pâssion, voici ce que ça donne. Par chance aujourd'hui ça donne une tuerie, on pourrait manger des kilos entiers de ces biscuits.

Les saveurs délicates du kumquat et de l'orange confite mariées à la puissance du chocolat noir hautement cacaoté, on a l'impression de déguster un Pim's...mais délicieusement sablé et fondant! Étonnant!






Ingrédients (Pour une quarantaine de sablés)

  • 170 g de beurre salé très pommade
  • 250 g de farine
  • 80g de sucre glace
  • Jus de 8 kumquats
  • Zeste de 4 kumquats
  • 50g d'oranges confites en petits dés
  • 100 g de chocolat noir à 70%

Attention pour la réussite de la recette il est important que le beurre ait la bonne consistance : disons qu'il doit avoir la même tenue et texture qu'un gamin de 2 ans en pleine crise de « terrible two » au supermarché. Pour les nullipares et ceux pour qui c'est tellement loin qu'ils ont oublié (you bastards!) le synonyme est : très mou. Mais pas fondu.

Mélangez le beurre coupé en petits morceaux et le sucre glace dans le bol de votre robot (à la feuille ou au batteur plat, le « K » comme ils disent...) à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange soit bien crémeux et homogène.
Ajoutez le jus des kumquats ainsi que les zestes et re-mélangez un coup.

Incorporez ensuite la farine (type fluide ou tamisée, c'est meilleur) et les dés d'oranges confites toujours à vitesse moyenne jusqu'à obtention d'une pâte qui se tient et qui commence à s'enrouler autour du batteur.

Récupérez la pâte, divisez la en 2, et roulez là en 2 boudins de 4-5 cm de diamètre et d'une vingtaine de cm de longueur. Serrez les boudins le plus possible dans du film alimentaire ou une feuille de papier sulfurisé.

Puis déposez les pendant 1 heure au congélateur.

15 min avant la fin du temps réglementaire, préchauffez votre four à 180°. Une fois l'heure écoulée, coupez vos boudins en tranches de 1 à 2 cm d'épaisseur, et disposez les biscuits ainsi formés sur une plaque de cuisson recouverte d'un papier sulfurisé.

Enfournez pour une dizaine de minutes pas plus!
Lorsque les bords de vos biscuits commencent à dorer, sortez les et laissez les refroidir sur une grille, en manipulant les trésors avec précaution. Ce serait dommage qu'ils se brisent ailleurs que dans votre bouche.

Quand ils sont refroidis (comptez bien une 30aine de minutes, je sais c'est interminable.), profitez de la chaleur résiduelle du four pour faire fondre votre chocolat grossièrement coupé en morceaux.


Quand il est bien brillant, versez artistiquement (ou pas, on n'est pas tous des Pollock dans l'âme) à la cuillère sur les rangées de biscuits de longs filets de chocolat et pourrissez bien tout votre plan de travail.

Attendez encore (de grâce!) 30 minutes le temps que le chocolat durcisse un peu. Ça vous laisse le temps de ranger tout ce b***el.


 




Vous vous consolerez aisément lorsque vous mordrez à pleine bouche dans votre sablé, au goût de Pim's...


Ils se conservent admirablement bien dans une boîte hermétique, au moins pendant 7 jours (voire plus, y'a pas d'œuf!). Mais si regardez là, sur la photo, on voit bien qu'à un moment ils ont été rangés dans une boîte hermétique.
Pour combien de temps, la réponse appartient - allez, n'exagérons pas -  à l'Histoire...

lundi 2 mai 2011

Il vous manque pas une case?

L'Homme a la case qui le démange, c'est ethnologiquement intrinsèque chez lui. Ça date du temps où il fallait bien sûr très rapidement identifier chaque élément du Monde qui l'entourait afin de déterminer son taux de dangerosité ou sa neutralité potentielle. Une simple question de survie en définitive.


Du style : « truc poilu avec de grosses dents » = possible prédateur, sors ton silex.
« plante ou herbacée où la couleur rouge prédomine » = pourrait être comestible mais risque de désordre intestinaux, prudence.
« truc poilu qui me prépare à manger » = ma femme, pas de danger.

Bien sûr, ces temps là sont révolus, nous n'avons des poils que par choix, les attaques de tigres à dents de sabre se font de plus en rare, et nous savons qu'un champi à dominante rouge risque de nous filer la courante du siècle.
Mais la manie de tout ranger dans des cases (et il faut que ça rentre hein!) nous est malheureusement bien restée.

Dans notre Monde, « généraliste » c'est un gros mot. Une aberration de la nature. Une espèce à traiter avec la plus grande méfiance, parce que justement ce chiendent là ne veut pas se laisser enfermer dans une petite boîte facile à labelliser, et ça c'est louche.
Crime de lèse majesté presque, si on n'avait pas décapité nos rois en tout cas ce le serait.

Celui qui ne rentre pas bien dans les cases, c'est pire qu'un anarchiste aux yeux de la société, que diable on ne peut même pas le nommer pour immédiatement légiférer contre lui et le mettre aux arrêts.

Diners mondains : « Et vous, vous faites quoi dans la vie? » Si la réponse ne rentre pas dans un cadre de 6 à 16 lettres, vous êtes cuits on vous réinvitera pas.

Interviews RH : « Définissez vos qualités en 3 mots ». Et si votre nature incroyablement riche ne peut se résumer à 3 phonèmes, c'est que vous portez en vous le gène de la dissidence synthétique, passez directement par la CASE Pôle Emploi.

Au Pôle emploi : Désespéré de ne pas pouvoir trouver une case adéquate à votre situation (intermittent du spectacle/ramasseur de figues l'été, parent en congé parental/vendeur sur le marché le samedi), vous vous tournez plein d'espoir vers la mention « Autre : …. ». Erreur, c'était un piège, votre nature profondément perverse à été enfin mise à jour, allez voir sous le pont s'ils y sont.

Et là enfin on peut vous ranger dans la case « SANS ».
Sans famille (qui veut d'un(e) « incasable »?!)
Sans amis (t'es plutôt ACDC ou Pierre Perret? « Comment ça les 2...? (rictus dédaigneux) »)
Sans emploi (« éclectique ça n'est pas un métier, Monsieur »)
Sans Assédic et donc pour finir sans domicile fixe.

Bon c'est pas non plus la mort me direz-vous, les incas(s)ables font ce qu'ils font depuis la nuit des temps. Ils filoutent, ils se déguisent, parfois se résignent.

Attendant patiemment leur heure, lorsque le Monde aura enfin compris qu'on peut parfois s'intéresser à tout sans ce que ça ne veuille dire « à rien », qu'on peut savoir faire plein de choses sans devoir pour autant étiqueter nos compétences comme on numérote des abattis, qu'on peut aimer la poire et le fromage parfois même ensemble... en bref qu'on est « généraliste ».

Au sens étymologique : « qui ne se limite pas à un domaine spécialisé ».

Bon en illustration sonore je ne vous infligerai pas Décalé de notre cher Patrick.
Je préfère rester sur Philippe. Que ceux qui ont mauvais esprit me laissent un commentaire, j'aime bien frayer avec mes semblables.

NB : Vous trouverez ce blog à la catégorie « Cuisine » du classement Ouiquio. Je trouve que c'est sa juste place.

jeudi 28 avril 2011

Où vais-je, d'où viens-je, dans quelle étagère?

Ce billet aurait aussi pu s'intituler « A grandes questions existentielles... réponses à la con ».

Car oui, on en a tous des grandes questions existentielles, du type :
« Où vont les chaussettes orphelines bouffées par la machine à laver? » ou « Pourquoi est ce que j'ai l'impression d'avoir déjà triplé de volume dès la dernière bouchée de profiteroles engloutie? » (ce qui est physiologiquement impossible, soyons clairs sur la question)

Et ces questions peuvent amener toute une flopée de réponses philosophiques, qui vont chercher du côté des émotions, du ressenti, de la culpabilité, bref de tout ce qui hautement intellectualisé, réfléchi, analysé.
Du style, « la culpabilité ressentie au plus haut degré lors de l'ingestion d'un dessert hautement calorique comme les profiteroles engendre chez le sujet observé une réponse disproportionnée qui peut verser dans les cas les plus graves vers la dysmorphophobie ».

Bon j'avoue que philosopher sur les chaussettes de la machine à laver, c'est plus costaud, mais je suis sûre qu'il y en a qui y arriveraient.

Là nous nous intéresserons aujourd'hui à la grande question existentielle n°36 :
« Pourquoi les bagages du retour de vacances paraissent toujours plus pesants que ceux de l'aller? »

Parce que quitter ce lieu de vacances, et cet état psychologique de sérénité retrouvée, c'est charger la mule, retrouver les problèmes du quotidien, la machine et ses putains de chaussettes orphelines, et ça rien que d'y penser on sent nos épaules se courber sous le poids de nos responsabilités, de nos contraintes, de tout ce que nous faisons non par plaisir mais par obligation.

C'est le symbole de notre asservissement qui alourdit nos valises et notre cœur.
Ben non, ça c'est la réponse philosophie de comptoir, c'est pas la réponse à la con.

La réponse à la con à la question n°36, « Pourquoi est ce que les bagages du retour de vacances paraissent toujours plus pesants que ceux de l'aller? », c'est

Parce que ça :
Donc parce que mathématiquement, x + 8 = x beaucoup plus lourd.
Oui, je vous avais prévenus, la réponse c'est...du lourd.

Ps : je m'excuse platement pour l'internaute qui aurait atterri ici en tapant la requête Google « où vais-je ». Désolée de ne pas pouvoir plus vous aider dans votre quête de paix intérieure. Mais par contre je vous prête des chaussettes si vous voulez. Dépareillées, mais elles tiennent chaud quand même.

lundi 25 avril 2011

Pâques en pics !

Pour sacrifier à une des traditions (balbutiante certes mais faut un début à tout) des Zazous, voici les pics du jour ! 
Pâques sera multiculturel ou ne sera pas. Entre oeuf, brioche et chocolat mon cœur balance...

Les Fabergé qui venaient du moins froid... (bon l'Alsace, c'est pas la Russie mais on n'est pas sur du tropical non plus hein)



Ceci n'est pas un sapin de Noël... c'est un arbre de Pâques














Madeleines ou Mounas, on est tous à la recherche d'un temps perdu... Keep it up Marcel, on va y arriver!


Bon j'espère que vous avez passé de Joyeuses Pâques, et que vous avez profité sans états d'âme du seul jour de l'année où il n'est pas socialement condamnable de s'engloutir l'équivalent de 2 tablettes de Nestlé Dessert...

Parce que demain, le compte à rebours recommence, J-2 mois avant le maillot!
Bon vous me direz, à l'impossible nul n'est tenu. 
Et puis il reste les oreilles du lapin là.
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