On
continue dans notre lancée italienne chez les zazous… Eh oui pas monomaniaques
un brin, comme d’habitude.
Bon
je ne referai pas le speech de mes origines, et tutti quanti, ça devient
lassant, surtout quand je m’apprête à faire pousser les hauts cris à la
majorité de la population transalpine et aux chers amis italiens que j’ai le
privilège de compter parmi mes lecteurs.
Pas
vraiment grand-chose de traditionnel dans la façon de faire ces lasagnes là…
D’abord
je n’avais pas fait précuire mes feuilles.
Pour
3 raisons :
-
Le temps me manque.
-
Le temps me manque.
-
Et je n’ai pas le super bidule à wattmille euros
qui permet de les cuire toutes ensemble sans qu’elles ne se collent, et quand
on n’a pas le super bidule, eh ben faut le dire c’est la mmmm…, tu t’énerves
(si peu, ton tempérament n’étant pas sanguin), tu jures (si peu, les enfants
sont à portée de voix), et au final après avoir gâché quelques belles plaques,
eh bien… le temps te manque.
Et tu bouffes pas de lasagnes.
Ensuite,
vraiment pas traditionnelle ma fausse béchamel pour les traumatisés du roux
blanc dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps. Bon depuis j’ai liquidé
mon trauma (c’est vrai que c’est trèès bon le roux blanc, si tu fais bien cuire
ta farine), mais le temps me manque pour aller faire le sport nécessaire à
évacuer les quelques calories en plus apportées par le beurre d’une vraie
béchamel.
Et
puis une vraie béchamel, ça demande de l’attention et de la méticulosité (un
peu).
Et vu
que le temps m’a manqué.
Il n’empêche
que je trouve que c’est un substitut plus qu’acceptable, mais libre à vous de
le faire dans la grande tradition du roux, du blanc, et des feuilles de lasagne
précuites qui se collent partout.
Et
comme le temps manque à mon incommensurable mauvaise foi pour vous faire l’article
de « certes ce sera meilleur version tradi, mais cependant il se trouve
que j’ai 2 millions de raisons pour t’expliquer que c’est tout de même
excellent comme ça, et que le gain « temps/calories/pas d’angioplastie »
générée par la… bla bla bla »
Bref.
Toujours
est-il que j’avais une féroce envie d’Italie, et que du parmesan, aux
courgettes et petits pois, en passant par le basilic, la ricotta et les pignons,
ces lasagnes « primavera » ont tenu leur promesse et plus encore.
Le
temps a été à ma botte ce jour-là : elles ont été faites en 40min top
chrono, et ont cuit tranquillement dans mon four programmable le temps que j’aille
chercher les enfants à l’école.
Rien
que pour ça, moi j’vous dis ma bonne dame : Bellissima.
Et en
plus, elles sont bonnes.
Ingrédients (pour un grand plat comme celui que vous voyez… après je ne sais s’ils
mangent beaucoup vos amis, hein ?)
-
Un paquet (grand modèle) de lasagnes sans pré-cuisson
type Riscossa (oui c’est un détail mais
ne vous amusez pas à ne pas faire précuire vos plaques si le paquet n’indique pas
« sans pré-cuisson ». Vos enfants vous vanneront alors jusqu’à la fin
de vos jours d’avoir essayé de leur faire manger du carton fort.)
-
1 pot de ricotta
-
6 petites courgettes (bio celles-ci tiens)
-
1 botte de basilic
-
1 oignon
-
2 gousses d’ail
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2 poignées de pignons
-
250 g de petits pois (surgelés ceux-là tiens)
-
1 L de lait (entier c’est meilleur, mais j’en
avais plus)
-
40 g de maïzena
-
1 CS d’huile d’olive
-
Muscade moulue
-
Sel, poivre
Emincez l’oignon et faites le revenir sur feu vif pour qu’il
colore bien. Ajoutez les courgettes coupées en morceaux grossiers (mais pas
trop gros) et l’ail concassé et faites suer toujours sur feu vif pour qu’elles
rejettent leur eau et qu’elles dorent, environ 10 minutes. Réservez.
Faites précuire les petits pois (ici au micro-ondes 3 min avec
un verre d’eau) s’ils sont surgelés (s’ils sont frais pas besoin, ils cuiront
suffisamment au four avec les lasagnes). Egouttez et réservez.
Versez le litre de lait dans une casserole, ajoutez-y la maïzena,
délayez bien, ajoutez sel, poivre et muscade et faites chauffer progressivement,
à feu moyen et en remuant souvent jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu.
Elle doit rester fluide cependant.
Mixez les courgettes et l’oignon dans un blender, en y
ajoutant le pot de ricotta, les pignons et le basilic. Salez et poivrez.
Préchauffez votre four sur 200° chaleur tournante.
Versez une couche assez importante de pseudo béchamel au fond
de votre plat à gratin vide, puis disposez-y vos 1eres feuilles de lasagne et
appuyez dessus pour qu’elles soient complètement immergées, c’est vital qu’elles
baignent bien dans la sauce pour cuire correctement !
Une fois vos plaques de lasagnes bien noyées de sauce,
disposez une couche de crème de courgettes à la ricotta, puis dispersez une
partie de vos petits pois dessus.
Remettez des plaques de lasagnes, et versez de la sauce à
hauteur.
Puis renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des
ingrédients, en terminant cependant par une plaque de lasagnes, quelques petits
pois et une bonne louche de sauce.
La sauce doit entièrement recouvrir le plat.
Tassez un peu au besoin.
Disposez le parmesan râpé à discrétion sur le dessus.
Et enfournez pour 45 à 50 minutes de cuisson.
Que Dieu bénisse les fours programmables, les lasagnes sans
pré-cuisson et bien évidemment l’Italie.
Et comme il aurait été dommage de rater le coche, cette
recette participe au concours Avantages qui met l’Italie à l’honneur ce mois-ci.




















