Mistral Cooking

L'index des billets est arrivé !


L'index des billets est arrivé !

Affichage des articles dont le libellé est congé parental. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est congé parental. Afficher tous les articles

jeudi 1 septembre 2011

Tarte mûres sauvages, lemon curd et mascarpone vanillé...ou la fin d'une époque

Le temps des cerises est depuis longtemps terminé, Août s'en est allé sur la pointe des pieds, et avec eux se termine également une période de ma vie.

Une période un peu étrange, remplie de beaucoup de rires et d'autant de colères d'enfants, de couches et de petits bobos, d'un train train quotidien presque immuable axée sur elles, de cette espèce de solitude accompagnée quand elles étaient à elles seules mes uniques interlocutrices de la journée...

Une période hors du temps, hors du siècle presque, tellement elle pouvait me déconnecter de la réalité d'un monde « actif » en perpétuelle effervescence.

Une période pétrie de contradictions, où il fallait se battre contre l'envie criante de plus de moments à soi, juste à soi, tout en sachant qu'elle serait celle que l'on regrettera le plus quand tous les moments seront à nous, rien qu'à nous, et que d'enfants il ne sera plus question.

La petite enfance est la période du simple : les joies comme les chagrins y sont faits du bois des petits riens, et c'est ce sentiment qui nous a habité lors de cette récolte de mûres.

Une femme, 2 toutes petites filles, un chemin rocailleux, des muriers sauvages à foison... et un panier à salade rempli à ras bord en guise de butin.

Et en retour, une tarte à la fois simple et un peu étudiée, une tarte qui allie douceur et piquant, sucré et acide, une tarte qui rassemble de si beaux souvenirs et qui signe la fin d'une époque.

Voilà notre tarte de filles.
J'espère que vous aurez autant de plaisir à l'essayer que nous en avons eu à la construire, au fil des jours.
Ça nous a pris 2 ans. Et des petits riens.







Ingrédients (pour une tarte rectangulaire de 36 x 12 + une tarte ronde de 16cm de diamètre)

Pour la pâte :
J'ai pêché la recette chez Clotilde, ici, que j'ai un peu modifiée. Je voulais essayer une pâte sucrée de Catherine Kluger, puisque la salée m'avait donné tant de satisfaction... Verdict : tout comme Clotilde, j'ai eu un peu de mal à la travailler (même après repos de plus d'une heure au frigo) ce qui explique que j'ai rajouté de la farine... Mais au final, pas de regrets : cette pâte réussit le tour de force d'être à la fois croquante, moelleuse et tendre... ainsi que délicatement sablée. Chapeau Catherine je dis.)
  • 230 g de farine (T55 ici)
  • 115 g de beurre
  • 60 g de sucre cristal
  • 30 g de pralin
  • 1 pincée de sel
  • 1 œuf
  • 25 g de lait
  • + QS de farine pour travailler l'abaisse.

Pour le lemon curd (une recette qui a fait ses preuves depuis longtemps, le Web en fourmille, moi je l'ai prise ici) :
  • 4 citrons (soit l'équivalent de 170 ml)
  • 120 g de sucre
  • 1 CS bombée de Maizena
  • 2 œufs

Pour la crème vanillée au mascarpone :
  • un pot de mascarpone (250 g)
  • 3 CS de cassonade
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 cc de gousse de vanille en poudre (ou une gousse grattée pour faire plus simple)

Pour la cerise sur le gâteau :
- 500 g de mûres sauvages (au jugé, je dirais une cinquantaine pour être plus précise, mais quand on a les mûriers en open bar devant soi on ne compte pas...)

Préparez la pâte plus d'une heure à l'avance.
Mélangez la farine, le pralin, le sucre et la pincée de sel dans un saladier.
Coupez le beurre en parcelles et amalgamez le du bout des doigts pour former un sable doux et humide.
Battez l'œuf et le lait ensemble, puis ajoutez les au sable formé en tournant pour bien les incorporer.
La pâte se rassemble autour de vos mains, c'est que c'est prêt.
Roulez en boule et filmez la, puis une heure au frigo (elle est un peu molle c'est normal et le restera après réfrigération, normal aussi).

Au bout de l'heure dite, préchauffez votre four à 180° et sortez la pâte. Abaissez la sur un voile de farine, en rajoutant quelques poignées de farine au fur et à mesure pour vous aider à la travailler si vraiment elle se montre récalcitrante. Mais essayez de n'avoir pas la main trop lourde, trop de farine la rendrait cassante et moins agréable en bouche.

Foncez vos moules et garnissez de poids ou de légumes secs, puis enfournez pour 25 minutes de cuisson.

Sortez les fonds de tarte et laissez refroidir.

Préparez votre lemon curd pendant l'heure de réfrigération de votre pâte à tarte.
Pressez le jus des citrons (ajoutez les zestes si vous le souhaitez), mélangez au sucre et à la maizena dans une casserole, et fouettez bien pour éviter les grumeaux. Puis mettez sur feu doux.
Battez les œufs en omelette dans un ramequin à part.
Ajoutez les au jus citronné en fouettant vivement en permanence, sur feu moyen à doux, pour éviter qu'ils ne brulent ni n'attachent, ni ne coagulent. La préparation va s'épaissir progressivement.
Tout un programme, mais au bout de vos 10 minutes de fouet vous serez ravis promis.

Lorsque le lemon curd est pris (attention il fige plus après réfrigération laissez vous une marge pour éviter d'avoir de la pâte de fruits compacte!), arrêtez le feu, mettez en pot, laissez refroidir au frigo pour 1 à 2 heures.

Quand ce temps de latence est écoulé, vous pouvez commencer à envisager le montage de vos tartes.
Mais juste avant, préparez la crème au mascarpone :
fouettez vivement le mascarpone au batteur électrique avec le sucre, le sucre vanillé et la poudre de vanille, jusqu'à obtention d'une consistance bien crémeuse et aérienne.
Réservez au froid.

Munissez vous d'une poche à douille à embout rond, et garnissez les fonds de tarte de lemon curd.
Puis lavez la poche et changez la douille pour une crènelée, et garnissez généreusement de crème vanillée.
Réfrigérez le temps de préparer les fruits.
Lavez les mûres à l'eau courante, puis séchez les délicatement et précautionneusement dans de l'essuie tout.

Disposez les mûres sur les tartes, et servez aussitôt.




La pause est maintenant terminée, on en ressort la tête pleine, le cœur un peu gros et la langue toute bleue.

Corporate world, me revoilà.

Fort heureusement, la tarte est là pour me donner du courage.

dimanche 12 juin 2011

Lieu noir rôti aux céréales gourmandes ou être et avoir été.

Un des grands avantages collatéraux d'un congé parental et dont on ne parle pas assez d'ailleurs, c'est qu'il va vous faire un bien fou au niveau nutritionnel.

Bon aujourd'hui, on est d'accord, on ne parle que des avantages du congé parental hein, je ne voudrais pas être responsable d'une chute brutale de la natalité française en commençant à évoquer ses inconvénients, parce que soyons clairs, un seul bébé ne suffira pas à repeupler le pays à lui tout seul (même infligé d'un complexe napoléonien surdimensionné...). Mais je m'égare.

Donc, bien obligée de cuisiner sur la base de 3 repas équilibrés par jour pour votre tribu, et pas assez maso pour cuisiner « good slow food » pour vos gnomes et frites/mayo en tube pour vous (de toute façon vous manqueriez de temps!) vous allez redécouvrir une cuisine saine, équilibrée, vertueuse et qui vous changera agréablement des pauses déj à mourir de tristesse gustative (ou de tristesse tout court selon l'endroit dont on parle) de votre ancien lieu de travail.


Bon le problème c'est qu'il vous faudra ingérer votre petit précis du repas parfaitement équilibré en moins de 2min03 secondes avant d'être interrompue par un lancer de purée, un crêpage de chignons/crâne déplumé, ou le retour à l'école, mais on a dit «avantages » aujourd'hui.

Et le deuxième écueil, c'est qu'avec le congé parental, votre porte monnaie a rétréci de façon proportionnellement inverse au coût des aliments sains, beaux, bios et bons.
Comme le poisson par exemple.
Autrefois le plat du pauvre, il atteint aujourd'hui de tels sommets qu'on a parfois envie de mettre la clé sous la porte de la poissonnerie et de se nourrir d'algues jusqu'à la fin des temps.

Alors au risque de devoir retourner rapidement sur le lieu de nos tristesses gustatives, on mise sur le poisson pas (trop) cher pour faire manger les gnomes sainement.
Inutile de vous ruiner, de toute façon ils diront que c'est meilleur à la cantine.
C'est essentiel à la construction d'un surmoi sain.

Le lieu noir avec ses 6,95 € du kilo rentre tout à fait dans la catégorie « envisageable pas que pour les jours de fête ».
Quand il est accompagné par des petites céréales au goût de noisette d'une fameuse marque de piraterie, et quelques légumes frais et fines herbes, il a presque tout bon.

Ingrédients (pour une tribu de 4, ou vous toute seule pendant 4 jours parce que les enfants n'ont pas aimé – ça n'arrive jamais – a.v.a.n.t.a.g.e.s )

  • 1 kg de lieu noir
  • 1 sachet de céréales gourmandes Tipiak
  • 2 courgettes (oui il y en a 3 sur les photos mais ça rentrait plus dans le plat...)
  • 2 tomates
  • le jus de 2 citrons
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 2 gousses d'ail
  • Du persil (ou un mélange d'autres fines herbes, l'aneth est une valeur sûre quand on parle poisson)
  • 1 cc de muscade moulue
  • Sel, poivre

Préparez les céréales comme indiqué sur le paquet, et versez les dans un grand plat à gratin.
Préchauffez votre four à 200° chaleur tournante.


Coupez vos courgettes et vos tomates en dés, l'ail en petits morceaux puis mélangez les aux céréales en les arrosant du jus d'un citron et demi et d'une cuillerée à soupe d'huile d'olive. Salez, poivrez et ajoutez des fines herbes selon votre goût.
Remuez bien pour que tout se répartisse harmonieusement dans le plat.
Vous pouvez même ajouter 2 ou 3 CS d'eau ou de bouillon dans le fond de votre plat pour que votre garniture ne se dessèche pas trop à la cuisson.

Disposez les filets de lieu sur le plat, et arrosez les du citron et de l'huile d'olive restants.
Persillez, salez, poivrez et enfournez pour 35 minutes de cuisson (attention tout dépend des fours, le mien devient vieux et poussif donc vérifiez au bout de 20 minutes, parce que le poisson trop cuit c'est vraiment « berk » - sic-).


Servez en attendant un peu pour que ça refroidisse, parce que quand c'est trop chaud, c'est « berk » (sic).

Et voilà, vous avez l'insigne honneur de pouvoir manger équilibré tous les jours, et ça vous fait un bien fou, non?







Bon il est vrai que forcée de manger debout et d'avaler tout rond chaque bouchée à tous les repas (le temps de mastication est un luxe indexé sur le nombre d'objets contondants et de dangers domestiques présents dans votre doux foyer), vous avez maintenant quelques problèmes de digestion.
Ou de jambes lourdes.
Ou autres.

Mais on ne peut pas être et avoir été après tout. Donc les jambes en poteaux télégraphiques et le ventre ballonné ce n'est qu'un début.
Et c'est tout de même infiniment mieux que la tristesse. Sic.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...