Je ne vais pas encore me
lancer dans une de mes tirades vantant les mérites de la boulange,
autant pour celui qui l'a fait que pour ceux qui la mangent, ce blog
est déjà rempli d'opinions redondantes quant au formidable antidépresseur
naturel que peut représenter la bonne bouffe...
Non, je vais juste lui
laisser la place à cette petite énorme brioche, la place qu'elle
mérite dans nos cœurs et sur nos palais, parce que terminer une
dure journée de labeur sur ce petit goûter régressif a suffi
amplement à mon bonheur...
Bon je sais que je suis
assez « low maintenance » pour ce qui est de la
réjouissance, mais celle ci elle a été source de double
satisfaction.
Non seulement elle m'a
permis de m'empiffrer de brioche chaude à peine sortie du four, avec
les pépites de chocolat encore fondantes, et pour ça, comme dirait
ce regretté Jeff... « Hallelujah ». Mais, mais, en plus
elle m'a également permis de liquider gaillardement une bonne partie
de la brique de lait d'avoine esseulée sur mon étagère depuis son
achat compulsif à la caisse d'un magasin bio il y a de cela quelques
semaines.
Et donc verdict, le lait
d'avoine dans la boulange, ça donne quoi?
Ben si j'étais encore
djeuns, je dirais que « ça le fait mec » (djeuns des
années 80 peut être? Axel Foley sors de ce corps!).
Mais étant donné que je
suis en pleine maturité ascendante, je vais développer pompeusement
en déblatérant sur le fait que finalement ça rend la mie aérienne
et assez moelleuse, tout en étant évidemment moins « grasse » que
celle produite par du bon lait entier... Par ailleurs, il m'a semblé
que la conservation de ladite viennoiserie était justement améliorée
par le fait qu'il n'y ait pas de lait de vache (il m'a semblé j'vous
dis, parce qu'il est pas resté grand chose non plus hein...)
Bon du blabla tout ça,
je vous laisse avec la fameuse brioche, elle est bien plus délicieuse que ce que je ne raconte est intéressant...
Ingrédients (pour
une méga brioche bien dodue, bien sur même pas votre cardiologue ne vous empêchera de la faire en briochettes individuelles)
PS : j'ai une nouvelle
fois utilisée une des recettes extraite de Pain Maison, de Cathy
Ytak, la brioche dite « roulée aux raisins » qui m'avait
déjà servie à faire les Kannelbullar.
- 130 ml de lait d'avoine (dans toutes vos épiceries bios donc, et souvent vers la caisse histoire de transformer l'essai en dernière minute)
- 350 g de farine (ici T55 je crois bien)
- 1 œuf battu
- 15 g de levure fraiche
- 1 cc de sel
- 40 g de beurre
- 30 g de sucre
- 120 g de pépites de chocolat noir (seul votre cardiologue pourrait vous empêcher d'aller jusqu'à 150 ou 170... en tout cas moi je ne vous empêcherai de rien)
- QS de sucre perlé (ou en grains)
Mettez les ingrédients
dans la cuve de votre MAP comme indiqué par le fabricant...
Sélectionnez le
programme pâte seule. A la fin dudit programme, dégazez le pâton
gentiment sur votre plan de travail et étalez le en un rectangle
approximatif.
(Si vous voulez pétrir à
la main, faites dissoudre la levure fraiche dans quelques CS de lait
d'avoine tiédi, faites un puits dans la farine dans laquelle vous
avez ajouté le sel, puis au centre du puits versez le lait d'avoine,
la levure diluée et l'œuf battu, puis patouillez allégrement.
Lorsque votre pâton est formé et se tient, incorporez le beurre
pommade en petits morceaux et pétrissez au moins une bonne quinzaine
de minutes, puis laissez lever une bonne heure et demie. Étalez
enfin en rectangle pour la suite de la recette)
Versez les pépites de
chocolat sur le rectangle et repliez la pâte sur elle même
plusieurs fois pour bien les incorporer harmonieusement.
Installez votre brioche
sur une plaque à four huilée (ou couverte de sulfu) et laissez la
lever encore une demie-heure au tiède à l'abri des courants d'airs
(s'il ne fait pas trop froid, sinon c'est plus!!)
Préchauffez votre four à
180°, avant d'enfourner saupoudrez la de sucre en grains et cuisez
environ 15 à 18 min (j'aime les brioches un peu pales mais mon four
est plus que caractériel, donc composez avec le vôtre...)
Bon voilà, maintenant
que j'ai tenté avec le lait d'avoine, il va falloir que j'essaie
avec tous les autres laits végétaux qui existent.
Pour le bien de la
Recherche, évidemment.
Ah qu'il est dur de
donner de sa personne en vue du bien commun... mais bon c'est comme
en politique, il faut bien qu'il y en ait qui se dévouent.
Ça s'appelle avoir le sens du service.





